La Meute s’invite au rassemblement du Bloc québécois

Des membres de La Meute seraient intervenus lors de l’assemblée publique que tenait le Bloc québécois, lundi soir, à la Voie Maltée de Chicoutimi, à un point tel que les participants du rassemblement bloquiste auraient senti le besoin de prendre des précautions pour assurer leur sécurité.

L’incident, qui serait survenu lors de la période de questions vers 19 h 30, a été rapporté sur le Blogue du collectif Emma Goldman. L’information a également été confirmée par des membres du Bloc présents à la soirée.

Trois membres de La Meute, un groupe d’extrême droite, seraient entrés dans le restaurant, dont l’un avec une caméra à la main. Le chef du clan régional, Éric Proulx, était au nombre des participants.

Les militants de La Meute auraient notamment questionné la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, sur une proposition des conservateurs sur laquelle le Bloc a voté contre. La proposition visait notamment à condamner Omar Khadr en tant que terroriste.

« Ils étaient insistants à un point nettement désagréable et avaient une attitude et des regards menaçants, est-il écrit sur le blogue. Face à l’intimidation, les membres de la réunion bloquiste ont dû prendre quelques précautions pour la sécurité et la plupart se positionnaient catégoriquement contre La Meute. »

Les membres de La Meute auraient également parlé des musulmans, voulant que 65 pour cent de ceux-ci souhaiteraient voir imposer la Charia, telle qu’observée en Arabie saoudite, à la population québécoise.

« Les tactiques de provocation et de harcèlement du clan 02 de La Meute sont propres au militantisme des groupuscules fascistes et de l’extrême droite. [...] Il s’agit d’un courant qu’on ne peut ignorer ; il est nécessaire d’endiguer rapidement, en opposant une résistance ferme aux provocateurs », conclut l’article publié sur le blogue, disponible sur le lien suivant : http://ucl-saguenay.blogspot.ca/2017/12/chicoutimi-quand-la-meute-harcele-et.html

Il n’a pas été possible d’obtenir les commentaires de Martine Ouellet.