Les élèves ont lu à voix haute leur message porteur d’espoir et l’ont installé dans le parterre devant la marina de Roberval, aux côtés de la sculpture L’Esseulée de Roger Langevin.

La marina de Roberval devient un lieu culte de lutte contre l’intimidation

Des élèves du secondaire de la Cité étudiante ont décoré le parterre de la marina de Roberval avec des messages porteurs d’espoir, une initiative qui vise à lutter contre l’intimidation.

Chacun des petits mots d’encouragement écrits par les jeunes de cette école secondaire a été sélectionné parmi des centaines d’autres. Ils ont pour principaux thèmes le respect, la solidarité et l’empathie.

Sur l’un d’entre eux, par exemple, on peut lire : « Même si tu penses être seul, tu ne l’es pas. Il y a toujours quelqu’un pour t’aider ».

Sur un autre, un dénommé Jérémie a voulu inciter à dénoncer les gestes ou commentaires inappropriés avec la phrase « Il faut dénoncer. Même si ça ne change pas le passé, ça peut grandement changer le futur ».

Les messages ont été imprimés sur des structures en métal et placés de façon aléatoire à travers les tulipes.

Durant la cérémonie, où l’on a procédé à leur installation, lundi matin, les jeunes ont lu à voix haute chaque phrase avant de les piquer dans le sol. Tanya Boily et Jade de la Boissière, deux élèves de quatrième secondaire, faisaient partie des orateurs.

Selon elles, l’initiative contribuera à mettre la puce à l’oreille aux gens qui ont tendance à avoir une attitude négative envers les autres.

« Je pense que des gens peuvent allumer que ce qu’ils font aux autres, ça peut peut-être leur arriver aussi un jour », assure Tanya Boily.

à la baisse
Les deux jeunes filles estiment que l’intimidation n’est pas aussi problématique qu’on pourrait le croire à leur école.

« Des fois, c’est sûr qu’on voit des gens s’écœurer, mais de l’intimidation, je n’en ai pas vu durant mon secondaire », avance Jade de la Boissière.

« C’est sûr qu’il y a d’autres écoles où des élèves se font tabasser et intimider et doivent changer d’école, mais nous, on n’en voit pas vraiment ici », ajoute pour sa part Tanya Boily.

Un exemple de courage
L’enseignante au secondaire qui a, en quelque sorte, orchestré le projet, Chantale Potvin, a elle-même été victime d’intimidation durant sa jeunesse. Maintenant, elle n’hésite pas à raconter son histoire pour inspirer les jeunes à être respectueux les uns envers les autres.

« Je suis différente, je n’ai pas un visage comme la majorité des gens. J’ai été victime d’intimidation par le passé et je vis bien avec ça. Aujourd’hui, je suis dure à atteindre. C’est important de ne pas s’affaisser », fait-elle valoir.

Le projet communautaire s’inscrit dans le cadre d’une stratégie provinciale mise en place en 2012 qui se donne pour mission de lutter contre l’intimidation et la violence à l’école.

L’an dernier, à presque pareille date, un groupe de 200 personnes avaient assisté à l’inauguration de la sculpture L’Esseulée de Roger Langevin au même endroit, qui se veut maintenant un lieu culte de lutte contre l’intimidation.