Le chef-propriétaire du Bistro D, David Rousseau, a dénoncé la malpropreté du haut de la rue Racine et l’absence d’intérêt de la Ville pour ce secteur de restauration qui accueille les visiteurs.

La malpropreté de la rue Racine dénoncée

Selon le chef-propriétaire du Bistro D, David Rousseau, le haut de la rue Racine transpire la « grisaille » et les services de Saguenay ne semblent pas accorder une grande importance au nettoyage des bordures de trottoir, des cages d’escalier et de la passerelle de l’autogare, sans parler des campeurs de la Zone portuaire qui utilisent sans permission des bennes à ordure des propriétaires d’immeubles.

Il raconte avoir littéralement « pété sa coche » en fin de semaine. Il a eu l’impression de mettre les pieds dans un cendrier quand il arrivait à son commerce. Visiblement, avance le restaurateur, ça faisait quelques jours que les services municipaux n’avaient pas passé le balai. Sa sortie sur les médias sociaux a été approuvée rapidement par les propriétaires des autres commerces.

« Au cours des deux dernières années, les restaurateurs ont investi des millions de dollars pour améliorer les immeubles et il doit y avoir deux autres restaurants qui vont ouvrir. On fait notre part en investissant et pendant ce temps, la rue Racine reste grise. La passerelle qui mène à l’autogare est pleine de vomi et les cages d’escalier sentent l’urine », explique David Rousseau.

Par endroits, le sol est jonché de détritus sur la rue Racine.

Ce dernier en a assez d’appeler son conseiller municipal. Généralement, ça dure une semaine et la situation recommence. « Mon travail, c’est de bien gérer mon commerce, pas d’appeler la Ville chaque semaine pour leur dire de nettoyer la rue. Nous sommes dans le coeur de la ville, ça serait bien la moindre des choses que d’accueillir les visiteurs dans des endroits propres. »

Les commerçants sont d’autant plus choqués de cette situation qu’ils ont été informés que d’autres sites de la ville bénéficient d’une attention beaucoup plus soutenue. C’est le cas du quai des croisières, de la Place du citoyen et du Carré Davis. Ils ne comprennent pas pourquoi la Ville agit ainsi en délaissant complètement la zone la plus achalandée de la rue Racine en soirée.

« Je ne sais pas si vous remarquez, mais c’est gris le haut de la Racine. On a planté quelques fleurs que les gars chauds arrachent la nuit. On pourrait avoir des fleurs suspendues aux poteaux et un peu de vie. Non. Il n’y a rien pour mettre un peu de couleur. »

Bistro D proprio 
 Photo: Jeannot Levesque

Certains commerçants ont décidé de rénover l’arrière pour construire des terrasses ou donner la vue sur la rivière Saguenay aux clients. Ils ont régulièrement comme spectacle les campeurs de la zone ferroviaire qui font la vidange de leur réservoir d’égout devant eux.

On sent dans les propos du restaurateur que le problème dépasse les problèmes de propreté. David Rousseau aimerait bien sentir qu’il y a à la ville des gens intéressés à ce que le haut de la rue Racine, son autogare en fin de vie et l’autre autogare en ruines de la rue Hôtel-Dieu deviennent des sujets de préoccupation.

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SIMON-OLIVIER CÔTÉ PROMET DES AMÉLIORATIONS

Le conseiller municipal du district numéro 8 du centre-ville, Simon-Olivier Côté, admet que le haut de la rue Racine est difficile à « garder propre » pendant la période estivale avec la disparition de l’escouade de nettoyage qui avait été mise en place à l’été 2018.

« Cette année, on a moins de personnel alors que l’an dernier, il y avait une escouade de nettoyage. On avait repeint les cages d’escalier, mais c’est difficile de garder cet endroit propre. Je suis en discussion avec les travaux publics pour voir comment on pourrait intervenir », a déclaré au Quotidien le conseiller Simon-Olivier Côté.

Le conseiller municipal faisait référence aux problèmes de recrutement d’étudiants. Nonobstant cette situation, Simon-Olivier Côté faisait des démarches lundi afin d’apporter des correctifs et il assure que ce secteur pourrait faire l’objet d’une plus grande attention des services.

Quant à la « grisaille » dénoncée par les commerçants, le conseiller municipal a confirmé que de nouveaux lampadaires seraient installés dans les prochaines semaines. 

La commande a été faite et les services techniques attendent la livraison du nouveau système. 

Simon-Olivier Côté a profité de l’occasion pour annoncer qu’il travaillait sur l’inscription au plan triennal d’un important projet de reconstruction des trottoirs et de la chaussée sur la rue Racine. Il explique qu’il y a des bris importants. 

La dernière cure de rajeunissement des infrastructures de la rue Racine remonte à 20 ans.