L'artiste Patrice Tremblay, la directrice générale de la Maison régionale du développement durable, Stéphanie Fortin, et le directeur général d'Eurêko, Simon Gagné, veulent faire de l'organisation un lieu d'échanges culturels, sociaux, économiques et environnementaux, avec pignon sur la rue Racine.

La Maison régionale du développement durable voit le jour

Dès l'automne, la Maison du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (MDD SLSJ) ouvrira ses portes aux citoyens et aux organisations régionales en tant que source incontournable d'information en matière d'environnement, de culture et de développement économique et social, mais aussi comme un « incubateur d'idées » pour des projets innovateurs.
Grâce à un local sur la rue Racine à Chicoutimi, les partenaires de l'organisme pourront avoir un pignon sur rue supplémentaire et bien achalandé auquel la population aura accès facilement. Les membres pourront également se rencontrer, réfléchir et développer des relations. Le concept a de quoi attirer les organisations jeannoises, qui ne sont pas toujours bien connues du côté saguenéen. L'inverse est aussi vrai, c'est pourquoi la Maison du développement durable s'assurera de présenter des activités au Lac-Saint-Jean.
« La Maison pourra concentrer les efforts de promotion en un seul endroit et aider les organismes qui n'ont pas nécessairement les ressources en communication », indique le directeur général d'Eurêko Simon Gagné, un des partenaires fondateurs du projet. Les médias sociaux seront grandement utilisés, notamment pour souligner les bons coups régionaux.
« Ce qui est bien d'avoir plusieurs partenaires ensemble, c'est que ceux qui ont des besoins peuvent trouver des solutions auprès des autres. Ça engendre un maillage des disciplines », affirme la directrice générale de la MDD SLSJ, Stéphanie Fortin.
Lancement
L'assemblée générale de fondation aura lieu le 6 juin au 401-A sur la rue Racine, où dix gestionnaires avec un souci pour le développement durable sont recherchés pour former le conseil d'administration. Le onzième poste est réservé à Eurêko, propriétaire du local qui sera réaménagé pour abriter la Maison.
Lorsque l'organisme était encore connu sous le nom de comité de l'environnement de Chicoutimi il y a 20 ans, l'idée d'un lieu pour faire valoir les initiatives vertes était déjà discutée. Le projet actuel, avec l'ajout des vocations sociale, culturelle et économique qui font partie du concept de développement durable, a pris forme il y a deux ans.
Depuis que l'annonce a été faite, des organisations aussi variées que le Cégep de Saint-Félicien, la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) du Haut-Saguenay et l'Alliance régionale du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) se sont jointes au projet, mais d'autres ont compris sa portée bien avant. Mentionnons le Groupe CODERR, le Centre Bang, Négawatts, Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean, Boréalisation et la Chaire TERRE du Cégep de Jonquière.
Référence 
En plus de développer des projets, la Maison se veut un lieu d'éducation et de diffusion. Une programmation mensuelle sera formée à partir d'un thème, des expositions seront organisées et la cour extérieure pourra devenir un espace ouvert à tous. Déjà, des représentations d'une création théâtrale du collectif PAIN NOIR seront présentées au même local de la rue Racine dès le 8 juin. On peut réserver sa place pour 28 minutes sur le bord de l'eau de la mort au 581-235-9153.
« Si quelqu'un se pose des questions, il doit savoir qu'il peut nous contacter au lieu de faire plein de démarches seul », insiste Stéphanie Fortin. Si un citoyen se demande comment construire une résidence de façon écologique, il pourra être référé auprès d'un entrepreneur certifié par exemple.
La Maison du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean aura pignon sur la rue Racine à Chicoutimi.
Un catalyseur pour le développement économique
Contrairement à certaines idées reçues, le développement durable ne se veut pas un frein ou une complication pour l'activité économique, mais plutôt un «catalyseur», et c'est ce rôle que la Maison du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (MDD SLSJ) compte également tenir.
«Faire du développement économique de façon durable, c'est ultimement payant, et ça engendre de nouveaux projets avec de bonnes retombées», assure le consultant de Canopée Médias Max-Antoine Guérin, aussi partenaire de la Maison.
En résumé, n'importe qui oeuvrant dans les domaines culturel, économique, social ou environnemental peut se joindre à la nouvelle organisation. «Le développement durable, ça touche tout le monde.»
Directeur général chez Eurêko, un des initiateurs du projet, Simon Gagné voit bien son ampleur potentielle et espère que la MDD SLSJ pourra inspirer d'autres régions éloignées. Montréal et Québec ont déjà la leur et elles sont devenues des références incontournables. En tant que porte sur le nord de la province, le Saguenay-Lac-Saint-Jean peut tirer grand profit d'une organisation comme la MDD.
«La Maison veut contribuer à dynamiser la vie au centre-ville de Chicoutimi et être une place de choix pour les citoyens, mais elle n'est pas la Maison de Saguenay, elle est celle de toute la région pour ceux qui veulent être des acteurs de changement», assure sa directrice générale Stéphanie Fortin.
Déjà, l'organisation inspire des projets, comme l'implantation de douches chauffées à l'eau solaire pour ceux qui s'entraînent le midi au centre-ville ou des créations artistiques qui profitent d'un nouvel espace de diffusion.
«C'est inspirant et ça donne le goût de participer quand tu vois des gens désireux non seulement de développer des rapports d'affaires, mais des rapports humains», confie l'artiste Patrice Tremblay du collectif PAIN NOIR, un autre membre de la MDD SLSJ.
«La Maison du développement durable est un lieu de convergence», conclut Simon Gagné.