Selon le conseiller municipal Simon-Olivier Côté, il y avait beaucoup de pression pour la démolition de la Maison Bossé. La propriétaire trouvait que le bâtiment était enclavé avec l’expansion du Manoir Champlain.

La Maison Bossé sera démolie

La Maison Bossé, l’un des plus vieux bâtiments existants sur la rue Racine, passera sous le pic des démolisseurs au cours des prochaines semaines à la suite de son acquisition prochaine par les propriétaires du Manoir Champlain.

Ainsi en a décidé le conseil d’arrondissement de Chicoutimi, mercredi après-midi, après plusieurs heures de réflexion.

Selon le conseiller du secteur, Simon-Olivier Côté, les élus ont décidé, « à l’unanimité et à contrecœur », d’autoriser la démolition de la Maison Bossé, située au 334, rue Racine Est, à la suite des pressions subies par la propriétaire de l’immeuble, Chantale Papillon, qui exploite le bâtiment en tant qu’auberge.

Malgré les tentatives du Quotidien, il n’a pas été possible de discuter avec la propriétaire actuelle ni avec le directeur du Manoir Champlain.

« Il y a avait beaucoup de pression pour la démolition de la Maison Bossé. La propriétaire elle-même trouvait que son commerce était enclavé avec l’expansion du Manoir Champlain. Ça faisait deux fois qu’on refusait, explique le conseiller. Ils nous ont fait part de la situation actuelle et des conséquences des travaux d’agrandissement du Manoir Champlain pour leur Auberge. Puisque ce bâtiment n’est pas à caractère patrimonial, nous avons décidé d’autoriser la démolition », a précisé le conseiller municipal du secteur, Simon-Olivier Côté.

La Maison Bossé

Ce dernier affirme que des expertises ont été demandées à des firmes d’architectes qui ont conclu que le bâtiment ne pouvait être déclaré à caractère patrimonial en raison des modifications qui ont été apportées au fil des années au niveau de la toiture et de sa volumétrie, notamment.

Une analyse a également été effectuée par les fonctionnaires de la Ville afin de tenter de récupérer l’immeuble et lui donner une valeur patrimoniale, mais il n’y avait rien à faire, selon lui.

Ainsi, les propriétaires du Manoir Champlain pourront concrétiser leur projet d’expansion, lequel devra respecter certains critères d’harmonisation avec le milieu bâti. Il a été demandé, entre autres, au directeur du Manoir Champlain, Dany Tremblay, de conserver les arbres en bordure de la rue et l’aménagement paysager actuel.

Saguenay s’assurera aussi de « garder en mémoire » ce bâtiment, avec des archives de photos ou tout autre moyen qui sera élaboré dans les prochains jours.

Comité patrimonial

Saguenay réitère son intention de former rapidement un Comité patrimonial, lequel aura entre autres mandat de s’assurer de préserver des traces de l’histoire, non seulement par le patrimoine bâti, mais aussi le patrimoine historique et culturel.

La Ville exigera aussi que la rue Racine demeure ouverte et accessible pendant les travaux, « les commerçants de la Racine ayant été suffisamment éprouvés ces dernières années ».