La mairesse de Saint-Ambroise, Monique Gagnon, est présentement en congé maladie. Elle songe à démissionner.

La mairesse de Saint-Ambroise songe à démissionner

Des tensions au sein du conseil municipal de Saint-Ambroise incitent la mairesse élue en novembre dernier, Monique Gagnon, à quitter ses fonctions temporairement pour cause de maladie et peut-être même démissionner définitivement.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, trois conseillers municipaux seraient à couteaux tirés avec le directeur général, Michel Perreault, au point où celui-ci aurait déposé une plainte en harcèlement contre son employeur.

Interrogée afin de confirmer ces informations, la mairesse Gagnon a d’abord semblé surprise des informations détenues. « Vous avez su ça, vous ? Je vais être franche. Je suis en congé de maladie. Je ne suis pas sûre que je vais continuer mon mandat. Je songe à démissionner. Je perds du poids. Je n’ai pas le goût. J’ai mon papier du médecin. Je me détache de ça », a-t-elle déclaré. 

Interpellé sur le possible dépôt d’une plainte en harcèlement, M. Perreault a affirmé n’avoir aucun commentaire à formuler, même chose sur le climat qui règne au sein du conseil municipal. Il nous a référés au maire suppléant désigné le 7 mai dernier, Nicolas Tremblay.

Impossible d’obtenir une confirmation du dépôt de la plainte de la part de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Invité lui aussi à commenter la situation, M. Tremblay a appris par Le Quotidien le départ de Mme Gagnon. « Je pense que ce serait mentir que de dire que tout est parfait. Effectivement, on vit des situations où il y a de l’incompréhension par rapport aux attentes de fonctionnaires », a-t-il d’abord commenté sans livrer plus de détails.

« Cirque »

Lors de la discussion, M. Tremblay a qualifié de véritable « cirque » le déroulement de la dernière assemblée spéciale du conseil tenue lundi dernier. Selon lui, des citoyens dans l’assistance, déçus du fonctionnement ou de certaines prises de décisions, ont fait preuve d’agressivité à l’endroit de certains élus. « À la sortie du conseil, des gens ont posé des gestes à l’endroit de certains conseillers en se permettant de leur montrer des doigts d’honneur. Il y a des tensions parce que lorsque des gens se font questionner sur certains sujets, ils se sentent “squizzés” parce qu’ils auraient dû se faire préparer à l’avance », commente-t-il. 

M. Tremblay ajoute qu’en 2018, où l’on montre aux enfants les notions de patience et de respect, il n’y avait rien d’édifiant.

Il a conclu qu’en tant que nouveau conseiller, tout comme trois de ses collègues, il ne s’attendait pas à une entrée en politique aussi rapide, lui qui devra assumer les fonctions de maire suppléant.