De retour du Mexique, la mairesse Josée Néron considère que Saguenay a mis en place de bonnes mesures pour limiter la propagation de la COVID-19.
De retour du Mexique, la mairesse Josée Néron considère que Saguenay a mis en place de bonnes mesures pour limiter la propagation de la COVID-19.

La mairesse de Saguenay Josée Néron veut prévoir la relance économique

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
La mairesse Josée Néron considère que Saguenay a mis en place les bonnes mesures et même devancé, dans certains cas, les demandes gouvernementales pour limiter la propagation du coronavirus. La Ville entend maintenir cette collaboration avec l’État, tout en attirant rapidement l’attention sur la relance de l’économie régionale.

Dès jeudi dernier, la mairesse de Saguenay a contacté son bureau à partir du Mexique afin que soient effectuées les démarches nécessaires pour lui trouver un billet d’avion de retour le plus tôt possible. Mme Néron est revenue à Montréal samedi soir et a gagné Saguenay dimanche matin, où elle dirigera les affaires de la Ville à partir de sa résidence pendant les 14 prochains jours.

La mairesse a souligné que, selon son horaire de vacances, elle serait revenue dans une semaine et aurait été tenue à l’écart pendant 14 jours, en raison des consignes gouvernementales. Il s’agissait, selon elle, d’une période beaucoup trop longue, lorsqu’elle tenait compte de la situation sanitaire et des responsabilités de son administration.

« Saguenay a pris les mesures appropriées selon les demandes du gouvernement. La Ville a même été précurseure dans certains cas. [Le maire suppléant] Michel Potvin a participé à une rencontre de la Table des élus régionaux samedi et il est ressorti certaines inquiétudes de la part des municipalités qui pourraient avoir de la difficulté à maintenir des services municipaux », explique la mairesse.

Mme Néron se fait rassurante à ce sujet puisque Saguenay compte sur un bassin de main-d’oeuvre imposant. Selon elle, il n’est pas exclu que la Ville puisse supporter d’autres municipalités qui pourraient rencontrer des problèmes en fonction de l’intensité de la pandémie de la COVID-19.

Lors de la rencontre avec la Direction de la santé publique, le maire suppléant Michel Potvin avait assuré le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean que la capitale régionale allait, dans la mesure du possible, appuyer les services de santé en cas de besoins spécifiques au chapitre de la main-d’oeuvre. Il avait alors cité les pompiers, lesquels détiennent une formation de premiers répondants.

Dimanche, Josée Néron a ajouté que la Ville pourrait aussi offrir au CIUSSS d’ouvrir des locaux si les besoins se font sentir. La mairesse, tout comme ses collègues des autres municipalités, n’a pas eu à mettre en place le plan des mesures d’urgence puisque pour le moment, c’est la ministre de la Santé et les directions des CIUSSS du Québec qui ont la responsabilité de gérer la mise en place des différentes politiques découlant de la déclaration d’urgence sanitaire nationale pour la province.

« Il est nécessaire de suivre les consignes pour demeurer en santé et il faut penser à la planification de la relance économique. Ça ne sera pas facile pour les entreprises, les hôtels et l’ensemble des commerces. On doit donc travailler sur ce qui est en préparation et ce qui va donner un bon coup d’envoi pour la relance économique. »

Selon la mairesse de Saguenay, il sera important pour le gouvernement et la Ville d’être en mesure de permettre rapidement la mise en chantier de plusieurs projets à court et moyen terme.

« Pour Saguenay, nous avons déjà une liste de projets dont le démarrage aura un impact rapide sur la relance de notre économie. Ce sont des projets qui représentent des investissements de plusieurs millions $ », reprend la mairesse.

Il s’agit, dans un premier temps, du projet de développement de la zone industrielle de Grande-Anse. Saguenay est en attente d’un feu vert gouvernemental pour aménager des infrastructures évaluées à 32 M $.

Le conseil de Saguenay a aussi adopté une résolution pour la réfection du pont de Sainte-Anne. Il s’agit d’un autre chantier de l’ordre de 12 M $ en attente d’une permission de Québec. Le projet du soccerdôme, de quelque 30 M $, est quant à lui en phase de réalisation.

« Nous avons aussi le centre multifonctionnel de la zone ferroviaire. Le projet nécessite un financement de 46 M $ et le gouvernement du Québec pourrait faire ce qu’il a fait dans d’autres municipalités pour des projets similaires », évoque Josée Néron.

Pour l’ensemble de la région, la mairesse souligne qu’il serait possible d’évaluer le lancement des travaux de réfection du réseau ferroviaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, lequel aurait besoin d’une mise à niveau. Elle évoque également la prolongation du réseau de distribution de gaz naturel de la rive nord du Saguenay vers le nord du Lac-Saint-Jean.

Selon la mairesse de Saguenay, de telles opportunités aideraient à relancer l’économie à court terme, avec un effet permanent pour le développement de la région.