La longue saga de la Pourvoirie des Laurentides prend fin

Quatre ans après avoir vendu la Pourvoirie des Laurentides à Maxime De Varennes, la famille de Réal Thivierge peut enfin tourner la page de cette saga à la suite d’une entente hors cour survenue avec la Chambre des notaires.

En 2015, De Varennes a offert une somme de 900 000 $ à M. Thivierge afin de se porter acquéreur de la pourvoirie située à La Doré.

Mais quatre ans après la signature de l’acte de vente, l’ancien propriétaire n’avait toujours pas reçu la totalité de la somme prévue. Selon les dernières informations, De Varennes avait versé moins de 200 000 $ aux vendeurs.

La saga a entraîné des poursuites judiciaires, des présences au tribunal, mais aussi des absences alors que Maxime de Varennes a fait faux bond aux tribunaux à quelques reprises. De Varennes est aussi l’individu qui s’était montré menaçant face à une équipe de la télévision qui s’était rendue à la pourvoirie afin d’avoir ses commentaires.

Si l’entente hors cour se réalise par le biais de la Chambre des notaires du Québec, c’est que la famille Thivierge a poursuivi le notaire impliqué dans la transaction afin de démontrer que le travail n’avait pas été bien fait par Me Samuel Blais. Une poursuite de 900 000 $ avait été intentée contre De Varennes et son notaire.

La famille Thivierge avait laissé entendre dans sa requête que De Varennes était l’auteur de l’arnaque alors que son notaire en a fait partie. Il n’a pas informé les vendeurs que ceux-ci n’avaient pas les protections requises ni l’argent de la vente.

Soulagement

Mardi soir, Samuel Thivierge, le fils de Réal, a accepté d’émettre des commentaires lors d’un échange de courriels avec Le Quotidien.

Il a tenu à préciser que les déclarations étaient de son propre gré et qu’il en assumait l’entière responsabilité.

« D’entrée de jeu, c’est une très grande fierté d’avoir un règlement complet après quatre ans et sept mois de déboires judiciaires. Mes parents ont travaillé pendant 30 ans. Ils sont des gens intègres et honnêtes et cette entente vient le confirmer. Je suis soulagé pour mes parents et pour les membres de ma famille qui pourront enfin passer à autre chose », a écrit M. Thivierge.

« Pour ma part, je ne suis pas satisfait du règlement et les concernés le savent. J’ai été sujet à du chantage pour me faire taire. Dans l’ensemble, je suis perplexe quant aux agissements des plus importantes institutions qui forment notre système », d’ajouter M. Thivierge.

Ce dernier analyse la possibilité d’exposer tous les faits dans cette saga judiciaire, car il considère cette affaire comme d’un intérêt public.

« Après quatre ans et sept mois, des dizaines de dossiers judiciaires, je n’ai plus peur des poursuites. Je vois tout différemment. Cette histoire m’a changé », a conclu le fils de la famille Thivierge, qui a tenu à remercier les gens qui l’ont supporté durant cette histoire.

Samuel Thivierge, à la suite du règlement hors cour, analyse la possibilité de racheter la Pourvoirie des Laurentides, qui a été acquise par Yves Pelchat.