La libraire Amélie Simard nous a présenté les meilleurs vendeurs du temps des Fêtes 2019. Si le livre québécois se porte bien, c'est aussi le cas du livre saguenéen-jeannois, alors que plusieurs auteurs de la région sont parmi les préférés des lecteurs.
La libraire Amélie Simard nous a présenté les meilleurs vendeurs du temps des Fêtes 2019. Si le livre québécois se porte bien, c'est aussi le cas du livre saguenéen-jeannois, alors que plusieurs auteurs de la région sont parmi les préférés des lecteurs.

La littérature d’ici sous le sapin

Les livres québécois seront en vedette sous le sapin, cette année, particulièrement les romans jeunesse. Rencontrée dimanche, la libraire Amélie Simard, qui travaille aux Bouquinistes, sur la rue Racine, a fait connaître au Quotidien les coups de cœur des acheteurs du temps des Fêtes.

Paul à la maison (Michel Rabagliati), Ceux de là-bas (Patrick Sénécal), La préhistoire du Québec : la grande épopée de nos origines (Patrick Couture), La patate à vélo (Élise Gravel) et Ta mort à moi (David Goudreault) font partie des livres les plus en demande ces temps-ci. Parmi les livres québécois mis à l’honneur, on retrouve aussi plusieurs œuvres régionales, comme Le deuxième mari, de Larry Tremblay, Chauffer le dehors, de Marie-Andrée Gill et Billydéki, de Sonia Perron.

Amélie Simard raconte toutefois que c’est le roman jeunesse qui remporte la palme chez les acheteurs. « C’est la littérature jeunesse qui sort le plus. Dans le livre québécois, les plus gros vendeurs sont en jeunesse. » En fait, Mme Simard explique que c’est l’ensemble de la littérature québécoise qui se porte bien. Elle cite l’étude récente de l’Association des libraires du Québec (ALQ), concernant les ventes de livres dans les librairies indépendantes de la province entre 2016 et 2018, qui conclut que « même si les éditeurs étrangers sont trois fois plus nombreux dans le marché et qu’ils offrent six fois plus de titres, les éditeurs québécois ont, à peu de chose près, le même volume de ventes annuelles que leurs confrères étrangers ». « Les ventes québécoises sont nez à nez avec les ventes des maisons d’édition étrangères », indique Mme Simard, qui ajoute que la bande dessinée semble retrouver ses lettres de noblesse. « Les bédés québécoises sont de très grande qualité. C’est une autre forme d’art, une autre forme littéraire, au même titre que la poésie. »

La librairie Les Bouquinistes fait partie du décor de la rue Racine depuis maintenant 40 ans.

La libraire explique que ces chiffres peuvent s’expliquer en partie par certaines actions spécifiques, comme la mise en place d’une loi qui oblige les bibliothèques des écoles à acheter leurs livres chez les libraires indépendants. Amélie Simard est d’avis que les Québécois lisent plus que ce qu’ils ne laissent paraître, particulièrement les plus jeunes. 

« Les enfants entrent ici et ils tripent, ils ne veulent plus partir. Les parents ont à cœur de faire lire leurs enfants, c’est encore ancré dans la culture. Même s’il y a le livre électronique, les gens aiment l’objet papier, et dans la littérature québécoise, il y a de beaux objets. » Elle affirme également ne remarquer aucune baisse d’achalandage, même avec l’arrivée de nouveaux détaillants, comme la chaîne Renaud-Bray, installée depuis quelques mois à Place du Royaume, à Chicoutimi. « Les gens sont conscientisés à l’achat local, souligne Mme Simard. Nous sommes ici depuis 40 ans, c’est un lieu culturel, et il y a des gens qui viennent depuis 40 ans. Notre clientèle est déjà fidélisée. »

Les livres et les bandes dessinées québécoises seront nombreuses sous le sapin, cette année, à en croire Amélie Simard, de la librairie Les Bouquinistes.