L’augmentation de salaire a été entérinée par les membres du conseil municipal de Saguenay.

La hausse de salaire à l’unanimité

Les élus de Saguenay ont adopté à l’unanimité une augmentation salariale de 20 000 $, faisant passer le salaire annuel d’environ 31 000 $ à 51 000 $.

Le vote s’est tenu lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Saguenay, lundi soir, à l’hôtel de ville de la rue Racine. Tous les échevins ont voté en faveur du règlement. Conseiller qui a mené le dossier, en plus de faire une présentation devant l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Jonathan Tremblay a surtout parlé d’un réajustement, citant en exemple un 10 000 $ en ajustement fiscal.

Le montant non imposable de 16 000 $ a été étudié par Jonathan Tremblay en le valorisant, c’est-à-dire qu’il a étudié sa valeur s’il était imposable. Ce sera d’ailleurs le cas à partir du 1er janvier 2019. « C’est un ajustement fiscal, mais au niveau de la paye, ça ne change rien », a expliqué le conseiller de Jonquière.

« C’est vrai qu’on savait que le réajustement fiscal s’en venait lors des élections municipales en novembre, mais ça aurait été extrêmement mal vu de choisir d’ajuster le salaire avant les élections », a souligné M. Tremblay.

Pour ce qui est des 10 000 $ ajustés, Jonathan Tremblay a soulevé diverses raisons, dont la charge de travail plus grande, provoquée notamment par la modification des districts qui a fait passer le nombre d’élus de 19 à 15. « En tant que conseiller, tu peux toujours travailler autant que tu veux, mais ça demeure un emploi à temps plein et le temps que tu y investis est illimité. »

Avant la séance, Dominic Gagnon a vivement critiqué la décision du conseil. Le chef du Parti des citoyens de Saguenay a critiqué la mairesse Josée Néron de ne pas respecter un engagement moral lors de son élection en 2017. M. Gagnon a affirmé que les conseillers allaient maintenant bénéficier d’une augmentation de 66 pour cent.

« Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il existe des primes qui sont données à un élu qui est nommé président d’arrondissement ou qui siège sur le comité exécutif, par exemple, a précisé Jonathan Tremblay. Pour calculer un pourcentage d’ajustement, c’est complètement ridicule de faire un calcul de division. On a pris le salaire moyen en valeur imposable, comme n’importe quel corps de métier va faire. Personne n’aurait accepté une augmentation de 66 pour cent. »