La guerre des mots se poursuit entre concessionnaires et syndiqués

Le représentant syndical des employés de garage, Georges Bouchard, a-t-il fredonné et lu son journal plutôt que de participer à la médiation entre son groupe et la Corporation des concessionnaires d'automobiles ?
Encore aujourd'hui, c'est autour de cette question que s'articule le conflit de travail entre les deux parties.
Vingt-quatre heures après avoir accusé le porte-parole syndical d'avoir fait preuve de mauvaise foi, la partie patronale persiste et signe. Par le biais d'un communiqué, la conseillère en relations de travail Annie Coulombe va jusqu'à traiter M. Bouchard de menteur. Lundi, ce dernier a réfuté avec insistance les prétentions de la Corporation des concessionnaires, soulignant que jamais le médiateur mandaté par le gouvernement, Normand Gauthier, n'aurait toléré une attitude aussi irrespectueuse.
 «Je trouve la réaction de Georges Bouchard inappropriée, signe Annie Coulombe. Non seulement il ment sans remord à la population, mais il entraine le médiateur avec lui dans ses mensonges.»
Pendant ce temps, quelque 450 employés de garages sont sous le coup d'un lock-out depuis deux ans.