«La goutte qui fait déborder le vase»

La fermeture d’une portion importante de la rue Racine en raison du risque qu’un mur de brique s’effondre est la goutte qui fait déborder le vase pour un commerçant du centre-ville. Il se sent abandonné par la Ville, un sentiment qu’il affirme partager avec les propriétaires de commerce du coin.

David Rousseau, propriétaire du Bistro D, de la Sandwicherie et de Véronique Fortier Joaillerie, tous trois situés sur la rue Racine, en a assez. L’état de l’artère et les fermetures répétées de la rue nuisent à ses affaires.

La fermeture d’une partie de la rue Racine en raison d’un mur qui menace de s’effondrer est la goutte qui fait déborder le vase pour David Rousseau. Celui qui possède trois commerces sur l’artère a l’impression d’être abandonné par la Ville.

« C’est la goutte qui fait déborder le vase. Tout ce qui se passe nuit à notre chiffre d’affaires. À la bijouterie, on a perdu du chiffre d’affaires. Il y a six restaurants, tous ont une baisse d’achalandage, affirme celui qui a pignon sur la rue Racine depuis 16 ans. On comprend que le mur, c’est dangereux. Mais depuis deux ans, il y a constamment des problèmes. L’an passé, il y a eu du dynamitage, il y a eu des travaux d’égouts et la côte a souvent été fermée, notamment en raison des travaux au Manoir Champlain. Je comprends que certains veulent rénover, mais les commerçants sont à bout. C’est la somme de tout ce qui s’est passé depuis deux ans. Là, la côte est fermée deux ou trois fois par semaine. On est enclavés. Les commerçants sont furieux. On est tous tannés. Mardi, il y a eu une coupure d’eau à 11 h. Tout le monde était stressé. Pourtant, ils ont creusé un trou au début de l’été pour un problème d’eau. Deux jours plus tard, c’est le mur. Ce qui se passe est le résultat de l’inaction quant à la réfection d’un bâtiment. »

Des expertises sont réalisées sur le mur du Carrefour Racine afin de déterminer les actions à entreprendre pour éviter qu’il s’effondre.

David Rousseau estime que les commerçants de la rue Racine sont laissés à eux-mêmes. « Ça fait longtemps que sur la rue Racine, on a l’impression d’être laissés à l’abandon. On fait des études de marché. Les gens qui ne viennent pas sur la rue Racine disent que c’est parce que ce n’est pas accessible. On a une autogare désuète et une autogare fermée. L’hiver, c’est mal gratté, c’est difficile d’accès. »

Il affirme que l’entretien laisse aussi à désirer.

« Je balaie la devanture de mes commerces chaque jour parce que c’est sale, mais la rue n’est pas nettoyée. Il y a des restaurants et des bars. Les gens fument près de la rue, donc il y a plein de mégots Il y a de la vitre cassée et du vomi dans la passerelle. La rue n’est pas attrayante. C’est comme si la Ville se disait que la rue Racine, on peut la laisser sale, affirme celui qui estime que la Ville doit faire son bout de chemin. Il y a un ras-le-bol de tous les commerçants. On va se réunir et on va aller au conseil pour se battre, pour avoir une ville propre. Il faut un minimum pour accueillir nos clients et les touristes. »

Des expertises sont réalisées sur le mur du Carrefour Racine afin de déterminer les actions à entreprendre pour éviter qu’il s’effondre.