La FSSS-CSN réclame l’uniformité des mesures de protection du personnel contre le coronavirus

La Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN au Saguenay-Lac-Saint-Jean demande à ce que les mesures de sécurité pour la protection du personnel dans les établissements de santé soient appliquées de la même façon sur chacun des sites afin d’éviter la propagation du virus et les éclosions qui provoquent des retraits de personnel.

Le vice-président de la FSSS-CSN, Guillaume Wilson-Patry, reçoit régulièrement des communications des membres qui soulèvent des problématiques importantes. Il identifie aussi d’autres catégories de travailleurs oubliés et dont la santé et sécurité est aussi en jeu dans cette pandémie.

« Il est beaucoup question des masques depuis le début. Nous avons des employés dans les services administratifs qui côtoient à plusieurs reprises dans une journée des employés affectés aux soins comme les médecins ou le personnel infirmier. Il n’est pas toujours possible pour ces employés de respecter la distance minimale. On constate aussi que les secteurs n’appliquent pas de la même façon les différentes directives pour la protection personnelle.»

Le syndicaliste estime que la perception qui se dégage en ce moment des mesures de sécurité est que l’Institut national de la santé publique, qui établit les directives en matière de protection, ajuste les mesures en fonction de ce que le ministère peut offrir. C’est le cas des masques remis au personnel que l’on doit normalement changer quand il est souillé. Or, les employés ont la directive de le conserver dans un sac.

Le vice-président régional a aussi des inquiétudes quant aux directives de l’employeur pour le retour au travail de personnes en contact avec des personnes infectées. Il a en mémoire une employée qui a été dans l’obligation de reprendre le travail alors qu’elle toussait toujours. Il s’agissait à ses yeux d’une interprétation très large de l’employeur des conditions fixées par l’institut.

Finalement, la FSSS-CSN considère toujours que le mode de versement des primes retenu par le gouvernement du Québec est inéquitable. Selon ce dernier, les bas salariés vont comme d’habitude recevoir moins que les hauts salariés du réseau. Il aurait été préférable, selon Guillaume Wilson-Patry, de fixer un montant unique pour tout le monde afin de reconnaître que tous participent de la même façon à la lutte contre la pandémie.