La présidente de la FIQ–Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard (au centre), a pris la parole devant le conseil d’administration, mercredi soir à l’hôpital de Roberval.

La FIQ satisfaite de l’engagement de la PDG

La présidente de la FIQ–Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard, est sortie satisfaite de la séance du conseil d’administration du CIUSSS de mercredi soir après que la présidente-directrice générale, Julie Labbé, ait dit que le rehaussement de 200 postes vers des temps complets était une priorité.

« On a eu une très bonne écoute de la part de la PDG et du conseil d’administration et on a eu aussi un engagement de la part de Mme Labbé comme quoi le rehaussement des 207 postes restants était sa priorité. Donc, c’est ce qui va se faire rapidement dans les prochaines semaines. On leur a donné un ultimatum jusqu’au 8 mai », a raconté Mme Bouchard lors d’un entretien téléphonique, en soirée.

Elle représente des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.

La réunion du conseil d’administration s’est tenue à l’hôpital de Roberval. Environ une trentaine de membres de la FIQ accompagnaient Mme Bouchard.

Le son de cloche était le même du côté de la direction. « C’est une priorité organisationnelle et on continue à travailler en ce sens-là. La PDG s’est engagée. (...) Mais on ne s’engage pas au niveau de la date », a relaté Joëlle Savard, porte-parole du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle aussi par voie téléphonique.

Les demandes en journée

Plus tôt en journée, Julie Bouchard avait expliqué au Quotidien en quoi consistaient ses demandes. « C’est concernant une entente que nous avions eue quand on a signé la convention collective de rehausser 300 postes à la hauteur d’un temps complet. La date butoir pour les 300 postes était le 31 mars. Il y en a seulement 93 qui ont été rehaussés. Il en reste encore 207, malgré qu’on ait signé le 23 janvier 2019 une entente avec l’employeur sur les modalités pour rehausser les postes. Il fallait faire une deuxième entente. C’était très clair dans l’entente qu’il n’y avait pas de mobilité, que c’était sur le même quart, sur le même centre d’activités », avait-elle énoncé.

La chef syndicale s’expliquait mal pourquoi les budgets pour le temps supplémentaire ne peuvent être facilement transférés pour de nouveaux postes à temps complet. « Ce qui est complètement contradictoire pour l’employeur, c’est qu’il y a deux enveloppes budgétaires. On a l’enveloppe du temps supplémentaire qui elle est sans fin. Et on a l’enveloppe budgétaire des équipes de base, qui elle est toujours très très très restreinte. Pourquoi on ne prend pas des montants que le contribuable paie en temps supplémentaire et qu’on ne le verse pas dans une enveloppe des postes qu’on pourrait rehausser jusqu’à un temps complet ? », se demandait-elle.

En soirée, Julie Bouchard a également déposé au conseil le recueil des 50 histoires d’horreur vécues au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Selon un communiqué publié après la séance, les membres « ont profité de l’occasion et de la présence des dirigeants pour faire la lecture de quelques-uns des témoignages qui y sont relatés, des histoires vraies de violence, de menaces, de manque de personnel et de temps supplémentaire obligatoire. »