Le Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean et sa présidente, Julie Bouchard, sont préoccupés par le rapport du CIUSSS.

La FIQ préoccupée

Le Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean estime que les chiffres contenus dans le rapport 2017-2018 de gestion du CIUSSS régional confirment les problèmes vécus par les membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Les 20 195 quarts de travail effectués en temps supplémentaire par les professionnelles en soins représentent une augmentation de 23 pour cent par rapport à 2015-2016. De plus, 327 812 heures supplémentaires ont été effectuées dans le CIUSSS en 2017-2018, et le ratio d’heures d’assurance salaire a atteint 8,7 pour cent, alors que la cible est de 6,75 pour cent.

Des membres épuisés

« La direction doit, sans plus attendre, procéder au rehaussement des 300 postes de professionnelles en soins, qui a été convenu lors des plus récentes négociations locales », a réagi la présidente du syndicat, Julie Bouchard, par voie de communiqué.

« Il nous apparaît clair que c’est en augmentant le nombre de postes à temps complet qu’on pourra freiner de façon significative le recours aux heures supplémentaires. Le prétexte des lourdeurs administratives ne peut plus justifier la situation ; l’épuisement de nos membres atteint des sommets », enchaîne-t-elle.

Le Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui compte plus de 3200 membres, a soulevé que le ratio d’heures d’assurance salaire avait frôlé les 15 pour cent dans certains centres d’activité.

« Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et à l’aube de la période des Fêtes, nous sommes d’autant plus inquiètes, a affirmé Julie Bouchard. Voilà l’occasion parfaite pour la nouvelle présidente-directrice générale, Julie Labbé, de trancher avec le passé et de faire bouger les choses. »