La première section de route n'est pas sans rappeler celles aménagées en territoire nordique.

La fin d'un grand chantier

D'ici un mois environ, la municipalité de Larouche devrait prendre possession de la nouvelle route aménagée par la société Matrec au coût de 8 millions $. Cette dernière conduit au nouveau site d'enfouissement des sols contaminés à partir de la route 170, en empruntant le chemin du Ruisseau.
En entrevue, le maire Réjean Bédard a indiqué que l'entrepreneur J. R. Savard complète actuellement les travaux de finition de la nouvelle route de gravier aménagée afin de contourner la route Dorval. Cette artère est empruntée actuellement par les camions lourds pour se rendre au site de Matrec. 
« D'ici un mois, cette nouvelle route deviendra une artère municipale. Le transfert de propriété est prévu après les vacances de la construction en août en vertu de l'entente que nous avons signée avec eux portant sur le droit de passage. Nous avons un notaire qui travaille là-dessus », affirme M. Bédard.
Débuté depuis déjà plusieurs mois, le nouveau chemin recouvert de gravier concassé a nécessité d'importants travaux de dynamitage pour percer les montagnes dans le premier tronçon de 2,2 km à partir de la route 170. La fréquentation de la nouvelle route, enclavée entre les parois rocheuses abruptes, donne l'impression de se retrouver sur une route nordique en direction des grands projets hydroélectriques.
Lors de la visite du Quotidien, des travailleurs d'un sous-traitant de la région de Charlevoix s'affairaient à l'installation des dernières glissières de sécurité. Le second tronçon est constitué de l'ancien chemin du Ruisseau sur 2,2 km jusqu'au ruisseau Dorval où un impressionnant ponceau de 10 mètres de diamètre a été mis en place dans le lit du cours d'eau.
Le maire Réjean Bédard a indiqué que l'entrepreneur J. R. Savard complète actuellement les travaux de finition de la nouvelle route de gravier aménagée afin de contourner la route Dorval.
Lors de la visite du Quotidien, des travailleurs d'un sous-traitant de la région de Charlevoix s'affairaient à l'installation des dernières glissières de sécurité.
Les derniers quatre kilomètres donnent accès à deux des cinq cellules d'enfouissement qui auront la capacité de recevoir deux millions de tonnes de sol légèrement contaminé. Chaque cellule étanche mesure une centaine de mètres de longueur par dix mètres de profondeur. Tout près a été aménagée une aire d'entreposage des sols en attente d'analyse.
Le maire Bédard s'est dit satisfait que les travaux de la nouvelle route prennent fin bientôt puisque les résidants de la route Dorval pourront retrouver la quiétude. 
Depuis 2002, de lourds camions y circulent pour se rendre au site d'enfouissement. Quant aux propriétaires du chemin du Ruisseau, ils devraient y trouver leur compte puisqu'elle donnera pratiquement un accès direct à la route 170. 
Selon lui, la nouvelle route devrait offrir de nouvelles possibilités de développement industriel puisqu'une partie de son emprise est aménagée sur un lot municipal. 
« On songe à l'aménagement d'un parc industriel puisqu'il serait difficile d'agrandir le parc actuel en raison de la présence de cours d'eau et de roc. Bon an, mal an, on a une ou deux entreprises qui viennent nous voir et qui souhaitent acquérir des terrains prêts à construire dans un mois ou deux », affirme M. Bédard.
En ce qui a trait à l'exploitation du site d'enfouissement des sols, le maire Bédard précise que la municipalité tire des revenus de 3 $ la tonne pour leur enfouissement. 
Il émet l'hypothèse que l'aménagement de la route au coût de 8 M $ par Matrec a été projeté initialement en fonction qu'un jour Larouche serait la municipalité qui recevrait l'ensemble des matières résiduelles du Saguenay-Lac-Saint-Jean. 
Or, en vertu d'une entente régionale avec la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean l'an dernier, il a été décidé que le nouveau lieu d'enfouissement serait localisé à Hébertville à compter de novembre prochain à la suite de la fermeture prévue du site AES de Chicoutimi. 
Cette décision a été prise en dépit du fait que le site de Larouche aurait une capacité de recevoir les matières résiduelles pendant 80 ans.