L'entreprise Les Bergeries du Fjord met fin à ses opérations dans un contexte de difficultés financières liées à des années difficiles pour les marchés de l'agneau et de la transformation fromagère à partir du lait de brebis.
L'entreprise Les Bergeries du Fjord met fin à ses opérations dans un contexte de difficultés financières liées à des années difficiles pour les marchés de l'agneau et de la transformation fromagère à partir du lait de brebis.

La fin des Bergeries du Fjord

Julien Renaud
Julien Renaud
Le Quotidien
L'entreprise Les Bergeries du Fjord met fin à ses opérations, après treize ans d'existence. Les réalités difficiles des marchés de l'agneau et de la transformation fromagère à partir du lait de brebis seraient en cause, estime le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la région, Yvon Simard.
Cette décision est le résultat d'une réflexion qui s'est déroulée sur plusieurs mois, précise l'entreprise par le biais d'un communiqué de presse. Les propriétaires - Martin Gilbert, Claude Gilbert et Josée Gauthier - refusent toutefois toute demande d'entrevue, en raison du caractère émotif de cette décision.
Joint en soirée hier, Yvon Simard a confié qu'il s'agissait d'une nouvelle dure à avaler pour l'industrie agroalimentaire régionale. «C'est déplorable de perdre une entreprise comme celle-ci pour la région», a-t-il commenté d'entrée de jeu.
Selon lui, autant le marché de l'agneau que celui de la transformation fromagère à partir du lait de brebis connaissent des années difficiles. «Les prix ont chuté en ce qui concerne l'agneau. Puis, les gens n'ont pas l'habitude de consommer des fromages de brebis, ce qui a rendu la tâche difficile à l'entreprise. Ce n'est pas dans les moeurs», a soutenu M. Simard, à la faveur d'une entrevue accordée au Quotidien.
Conscient des problèmes financiers de l'entreprise Les Bergeries du Fjord depuis quelques années, le président de l'UPA au Saguenay-Lac-Saint-Jean rappelle que des avocats ont tenté il y a quelques années de faire jurisprudence au moment de la mise sur pied des installations, c'est-à-dire qu'ils ont demandé une exemption à la Commission de la construction du Québec. Malheureusement pour l'entreprise, les avocats n'avaient pas eu gain de cause, et elle avait été obligée de payer les quelque 25 000$ demandés. Un des nombreux coups durs subis par Les Bergeries du Fjord.
Aussi, la crise de la listériose associée aux fromages québécois aurait fait sa part de dommages. «Il y a plusieurs facteurs qui ont mené à cette fermeture, c'est vraiment une série d'événements», précise M. Simard.
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