La fête de l’indépendance du Pérou sera célébrée au Passion Café de la rue Racine, vendredi. Sur la photo, on retrouve Marisol Perez Lopez, Stéphane Proulx, Naoual Elmouaffaq Perez, Evelyn Molina, Zoe Pachon et Martin Pachon, Sissi Torres, tous membres de la communauté péruvienne régionale.

La fête du Pérou soulignée à Saguenay

La communauté péruvienne du Saguenay-Lac-Saint-Jean se réunira, à Chicoutimi, vendredi pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance du Pérou. Des Péruviens qui se sont établis dans les quatre coins de la région feront la route pour célébrer leur fête nationale et leurs traditions.

« Le premier objectif, c’est de réunir nos compatriotes. Nous sommes vraiment contents. Nous avons rencontré des compatriotes à Saint-Félicien, à Alma, et même à Mistassini, en plus de ceux de Chicoutimi et Jonquière » raconte Evelyn Molina, une des organisatrices de cette fête. Preuve de son enthousiasme, elle s’est habillée dans un costume traditionnel péruvien pour faire l’entrevue.

Les Péruviens se réuniront au Passion Café de la rue Racine, à Chicoutimi, un commerce dont la copropriétaire est Marisol Perez Lopez, une autre membre de la communauté péruvienne.

Avec cette fête, qui devrait attirer une cinquantaine de personnes, Marisol Perez Lopez espère que la communauté péruvienne tissera des liens serrés et que la population apprendra à connaître davantage ses membres. Elle espère aussi que son restaurant devienne le lieu de référence pour les Péruviens.

Patriotisme
On fêtera le lendemain le 197e anniversaire de l’indépendance péruvienne. Comme c’est souvent le cas, la fête nationale d’un pays est l’occasion de célébrer avec ses proches et de déguster certains mets traditionnels. « On déguste le Pisco sour, notre cocktail national. Pour un soir, on danse et on revient à nos sources », précise Mme Molina. Mais la fête de l’indépendance péruvienne n’est pas prise à la légère.

Pour ces Saguennéens d’adoption, il existe une différence notable entre la fête nationale des Québécois et celle des Péruviens. Martin Pachon, qui a vécu quelques années au Pérou avec sa conjointe, remarque qu’on célèbre davantage la culture nationale au Pérou. « Tout le monde est patriotique là-bas, tout le monde porte les couleurs du pays. Toutes les maisons sont décorées avec un drapeau. Il y a même des amendes qui existent pour ceux qui n’en mettent pas. »

« On avait invité nos amis québécois l’an dernier, se rappelle Evelyn Molina. Une de mes amies m’a dit : ‘‘Vous aimez vraiment votre pays. Ici, on a perdu un peu ça.’’ »

Elle ajoute que même si les liens familiaux sont plus forts, selon elle, au Saguenay que dans les autres villes où elle a vécu, on demeure plus individualiste ici qu’au Pérou. « S’il y a une fête, toute la famille va venir. Pas juste la famille proche, mon frère, ma soeur... La tante va être là, et sa tante à elle... Même la famille au troisième degré va être là. »

Le rendez-vous de 2018 servira de tremplin aux organisateurs. Ceux-ci désirent inviter toute la population régionale en 2019, avec l’aide du consulat péruvien, pour qu’elle découvre les traditions de ce pays sud-américain. Le but ultime est même d’en faire un événement touristique, si la réponse est bonne.

Histoires de coeur
Ce sont des histoires de coeur qui ont amené ces Péruviennes à immigrer au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Tant Evelyn Molina que Marisol Perez Lopez se sont mariées avec des Québécois, ce qui les a amenées à immigrer dans la région. « Ç’a été un peu difficile l’adaptation au début, surtout à cause de l’hiver, précise Mme Perez Lopez. Mais on réussit à s’adapter. »