Sur la photo, à l’arrière de gauche à droite, Luc, Robin, Christian, Suzanne et Gilles et, à l’avant, Josée, Nathalie et Michel lors de leur rencontre de retrouvailles en décembre 2018.

La famille retrouve le frère perdu

L’émotion est à son comble pour Robin Frigon et sa famille. L’enfant adopté à sa naissance recherche ses origines depuis 1994. À travers ses démarches, il a découvert huit frères et sœurs qu’il ne connaissait pas. Il en manquait un, celui qui est né le 29 mars 1956. La famille m’informe qu’il s’est manifesté et tout semble indiquer qu’il s’agit du frère qu’on recherche depuis 25 ans. Ils ont reçu le message d’un homme après la lecture de ma chronique publiée dans les quotidiens de Groupe Capitales Médias, dont Le Quotidien et Le Soleil.

Robin Frigon, de la région de Montréal, y racontait comment il avait découvert huit frères et sœurs en cherchant l’identité de ses parents.

À travers ses recherches, Robin Frigon a réussi à savoir que ses parents avaient eu 11 enfants, dont quatre avaient été mis en adoption, et un mort-né. La famille s’est retrouvée en décembre 2018 et a décidé de lancer une recherche pour retrouver un de leur frère abandonné à la crèche, à sa naissance, le 29 mars 1956.

« Bonjour Roger ! Toute une surprise ce midi : vers 12 h 10, je recevais une réponse de quelqu’un qui croit, à quelques détails près, être la personne recherchée ! Nous n’avons pas la confirmation par les instances concernées en ce qui concerne le lien de famille avec cet homme, la famille vient de lui parler pendant environ une heure », a écrit Romain Riverin, un cousin de la famille qui m’a écrit.

Voilà ce qui est ressorti de leur conversation téléphonique : la date de naissance correspond, l’âge des parents adoptifs correspond, son père était camionneur et faisait aussi de la mécanique (comme dans la description de la recherche), et après son adoption, la famille a adopté un nouvel enfant dans la famille.

« Un autre point qui nous donne un indice, c’est quand la mère de l’homme voulait discipliner l’enfant quand il était jeune, il n’était pas rare que sa mère adoptive s’échappait et lançait un “Pierre Tremblay ! !, que ch’te vois... ” » (nom de famille de baptême).

« Robin Frigon est sûr à 100 % et ils sont d’un commun accord comme quoi ils ont des ressemblances en plus », a confié Romain Riverin.

La famille a besoin de temps pour absorber toute cette dose d’amour qu’est la découverte d’un frère pour compléter la famille. On reste en contact avec la famille et on vous raconte l’histoire dès qu’ils auront tout digéré leur bonheur.