Malak, la plus jeune de la famille, est assise sur les genoux de son père, Ammar Shamoon, au bureau de Josée Néron. La mairesse est quant à elle aux côtés de la grand-mère Salem Alqes Hanna, la mère Nawal Habas et les autres enfants Anwar, Sarah, Rimi et Polus.

La famille irakienne accueillie par Josée Néron

Saguenay a officiellement accueilli la famille de réfugiés irakiens composée de huit personnes (les parents, cinq enfants et une grand-mère), vendredi, dont la venue dans la région est une initiative du couple de Réjean Bergeron et Chantale Simard.

La mairesse Josée Néron a complété de façon plus légère une semaine politique passablement chargée et a veillé à ce que tous les nouveaux citoyens signent le livre d’or. Elle était visiblement touchée par le passage dans ses bureaux de la famille du couple Ammar Shamoon et Nawal Habash ainsi que la grand-mère Salem Alqes Hanna.

« Comme vous le savez, j’ai cinq enfants, dont quatre garçons et une fille. Ils ont aussi cinq enfants, mais quatre filles et un garçon. Je suis en mesure de comprendre toutes les inquiétudes que les parents ont pu vivre », a affirmé la mairesse en faisant référence aux dangers que la famille a dû affronter au cours de ce périple de quatre ans qui a pris fin à leur arrivée à Chicoutimi.

« Je leur ai dit qu’ils étaient les bienvenus chez nous et qu’ils étaient bienvenus chez eux », a ajouté la mairesse.

Malgré la barrière linguistique qui a été en partie comblée par une application de traduction sur le téléphone cellulaire du père de famille, les échanges ont été cordiaux dans le grand bureau de Mme Néron. Elle a remis aux enfants des sacs à lunch et autres objets portant le nom de la ville. L’objectif était surtout de démontrer aux membres de la famille qu’ils sont considérés comme des citoyens de Saguenay à part entière.

« Je n’avais pas été en mesure d’assister à la messe et je voulais avoir l’occasion de les rencontrer », a ajouté Josée Néron.

Le couple et la grand-mère ont accepté de tenir un bref point de presse à leur sortie de l’hôtel de ville en présence de la traductrice. En gros, ils sont comblés par la générosité de cet accueil. Ils ne sont plus inquiets quand les enfants jouent à l’extérieur. Ils se sentent en sécurité.

L’hiver qui s’est étiré sur la région n’a pas pesé lourd dans la vie de cette famille de réfugiés. La neige est un bien petit problème comparé à tout ce qu’ils ont vécu dans leur pays ravagé par la guerre.

Selon Monique Simard, l’intégration se fait bien jusqu’à maintenant. Les membres de la famille font l’apprentissage du français et la plus jeune fait des progrès impressionnants selon Monique Simard.

En Irak, la famille exploitait une ferme. La grand-mère assurait la gestion alors que Ammar s’occupait des cultures.

Les nouveaux arrivants ont beaucoup souligné la générosité de la famille d’accueil ainsi que des responsables à la paroisse Sainte-Anne. Réjean Bergeron n’a pas mis de temps à comprendre que la décision qu’il a prise avec sa conjointe Monique Simard de parrainer la venue de cette famille était d’une certaine façon supportée par d’autres personnes.

Depuis leur arrivée il y a un mois, il a reçu trois appels de représentants d’entreprises qui ont confirmé être en mesure d’offrir un emploi à ce père de cinq enfants qui ne bénéficie pour le moment que des allocations familiales. Ce sont les parrains et la paroisse qui ont pris l’engagement de supporter financièrement la famille pendant la première année.