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Il y aura 50 ans, le 26 décembre, Élie Brassard fût le premier secouriste à arriver sur les lieux et a réussir à extirper les personnes de l’eau, un événement que sa famille souhaite commémorer.
Il y aura 50 ans, le 26 décembre, Élie Brassard fût le premier secouriste à arriver sur les lieux et a réussir à extirper les personnes de l’eau, un événement que sa famille souhaite commémorer.

La famille d’Élie Brassard souhaite honorer le geste héroïque de l’homme

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Le Quotidien
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Cinquante ans après le sauvetage réussi de deux couples de motoneigistes dans le secteur de la rivière Grande-Décharge au Lac-Saint-Jean, la famille d’Élie Brassard aimerait que le souvenir de leur ancêtre soit commémoré d’une façon ou d’une autre.

Ce résident du secteur de Saint-Coeur de Marie, aujourd’hui décédé, avait joué un rôle important dans le sauvetage de trois membres des couples formés par Paul Pilotte et Linda Hallahan ainsi que Benjamin Marcoux et Madeleine Guénard, ces derniers étant aujourd’hui décédés.

En janvier dernier, Le Quotidien avait raconté l’histoire de ce sauvetage dans le sillon des noyades de six motoneigistes français et d’un guide québécois survenues dans le même secteur et dans des circonstances semblables.

Près d’un an plus tard, une membre de la famille Brassard, Chantale Lemay, belle-soeur de Jocelyn Brassard, fils d’Élie Brassard, a communiqué avec Le Quotidien pour mentionner que la publication du reportage a ressassé beaucoup d’émotions et de souvenirs, mais qu’à l’époque, peu de discussions avaient eu lieu dans la famille. « Moi et mon conjoint Alain sommes des motoneigistes. Tout ça a suscité des discussions cet été. Jocelyn, mon beau-frère, avait les larmes aux yeux lorsqu’il racontait ça avec sa mémoire d’un petit gars », affirme-t-elle.

Toujours vivant, Jocelyn Brassard se rappelle de ces moments de quasi-tragédie avec émotion et une grande fierté.

Un petit retour sur le passé rappelle que le 26 décembre 1970, au lendemain de ses fiançailles, Paul Pilotte, l’un des motoneigistes impliqués, avait marché pieds nus dans la neige sur plus d’un kilomètre pour aller cogner à la porte d’une résidence. Le jeune Clément Harvey, 12 ans, s’y trouvait. Ce dernier est allé frapper à la porte du voisin, Élie Brassard. Ce dernier est sorti pour secourir les victimes en compagnie de son fils Jocelyn, 15 ans. En entendant les victimes crier dans la noirceur, M. Brassard ordonne à son fils de faire demi-tour et d’aller chercher des secours. C’est alors que ce premier secouriste procède au retrait des eaux glacées des victimes. D’autres secouristes interviennent également par la suite pour sauver les autres motoneigistes en détresse.

Dans le cadre de l’entrevue, Mme Lemay se demande s’il est possible de commémorer un acte de bravoure cinquante ans après les faits à titre posthume.

À la suite du reportage, M. Pilotte et Jocelyn Brassard avaient exprimé le vœu de se rencontrer cinquante ans après les faits, mais l’état de santé de Mme Hallahan n’a pu concrétiser cette volonté.

Rejoint chez lui, M. Pilotte affirme qu’il aurait bien aimé rencontrer Jocelyn Brassard, l’une des personnes ayant contribué au sauvetage, mais il se rappelle qu’il avait été beaucoup question à l’époque du patrouilleur de la Sûreté du Québec qui en était à sa première patrouille lorsque les événements sont survenus. « Je pense que c’est l’esprit de village qui a fait en sorte qu’on a été sauvés. Tout ça est dû à l’organisation du village », a-t-il soulevé, tout en reconnaissant le rôle majeur joué par Élie Brassard.

« Je voulais parler du sujet avec le député pour une reconnaissance , mais la maladie de ma femme a changé notre vie », conclut-il.