La présidente régionale de la FIQ, Julie Bouchard, admet recevoir beaucoup de questions de ses membres en lien avec le matériel de protection. 
La présidente régionale de la FIQ, Julie Bouchard, admet recevoir beaucoup de questions de ses membres en lien avec le matériel de protection. 

La disponibilité des équipements de protection inquiète le personnel hospitalier

La disponibilité des équipements de protection personnelle continue de soulever de l’inquiétude au sein du personnel soignant du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean même si la fréquentation des centres hospitaliers par des malades atteints de la COVID-19 n’est toujours pas commencée à l’exception des centres de dépistage oa les professionnels doivent effectuer des tests sur des cas suspects de contamination.

La présidente régionale de la FIQ, Julie Bouchard, confirme que les représentants syndicaux reçoivent des messages tous les jours en provenance de tous les sites. Il est toujours question dans ces messages de la disponibilité du matériel et des craintes du personnel de ne pas avoir ce qu’il faut sous la main quand la situation l’exigera.

« C’est normal. Les gens ne veulent pas s’infecter et ne veulent pas ramener la maladie à la maison. Ils veulent protéger leur famille. On a aussi des témoignages de ce qui se passe dans les régions de Montréal, de Lanaudière et de l’Estrie. Une collègue a vu un responsable de l’entretien ménager se faire une housse de sécurité avec un sac de poubelle. Ça ne devrait pas exister », explique la leader syndicale.

Julie Bouchard questionne depuis plusieurs jours les dirigeants du CIUSSS pour avoir des précisions quant à l’équipement de protection. Elle n’a jamais été en mesure d’obtenir de chiffres. Mardi, dit-elle, le chat est finalement sorti du sac quand le premier ministre François Legault a laissé tomber qu’il y avait de l’équipement pour les « 3 à 7 prochains jours ». Il s’agit de la réserve globale pour le Québec et ce matériel peut être transporté d’urgence d’une région à l’autre en fonction des besoins, a précisé plus tard la directrice des services professionnels du CIUSSS de la région, Marlène Landry.

Mardi, le premier ministre du Québec, François Legault a annoncé qu’il y avait de l’équipement pour les «3 à 7 prochains jours». 

Julie Bouchard assure que les directives ont été données à ses membres quant à l’utilisation appropriée des masques N95 et les masques de procédure. Le personnel infirmier a aussi constaté une nette amélioration dans l’utilisation du matériel par le personnel relevant de la direction des services professionnels (médecins et autres professionnels).

La présidente convient que la situation dans les hôpitaux de la région fait en sorte que l’équilibre fragile dans le stock d’équipement de protection est moins préoccupant que dans la région métropolitaine où le personnel soignant doit traiter de plus en plus de malades chaque jour. Même les services d’urgence de la région fonctionnent à une cadence moins élevée que d’habitude.

Depuis le début de la pandémie, des enjeux sont soulevés par les syndicats pour tout le volet à domicile alors que les infirmières ou infirmières auxiliaires doivent se rendre dans des résidences privées, ou des centres d’hébergement privés, pour dispenser des soins de santé. Un premier pas a été franchi alors que le personnel portera des uniformes comme ceux et celles qui oeuvrent dans les hôpitaux.

Julie Bouchard explique que les procédures d’intervention ne sont pas encore complétées. Les professionnels qui se rendent dans les milieux de vie doivent composer avec un risque potentiel de contamination. La présidente de la FIQ régionale indique que le Ministère devrait compléter les procédures et tout ce volet comporte également des éléments qui amplifient le questionnement du personnel et fait augmenter les craintes.

Les consignes de sécurité pour les femmes enceintes et le personnel immunosupprimé sont toujours les mêmes alors qu’elles sont retirées des services de première ligne (urgence et soins intensifs). Elles peuvent toutefois travailler en médecine et dans d’autres services. Cette situation devrait normalement changer quand la Santé publique de la région déterminera que le virus circule dans la communauté.