Les conseillers Marc Pettersen et Simon-Olivier Côté ont expliqué que la décision a été prise de façon réfléchie, et qu’ils auraient aimé l’éviter, mais que la Ville se trouvait dans un cul-de-sac.

La destruction de la maison Riverin soulevée

« Comment se fait-il que la population n’ait pas été consultée ? », a soulevé Lucien Frénette, un citoyen inquiet que la destruction de la maison Riverin ne fasse des petits, lors du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, mardi soir. « On doit préserver notre patrimoine coûte que coûte », ajoute-t-il. Le conseiller de Chicoutimi, Simon-Olivier Côté, a tenu à le rassurer.

« C’est déplorable que nous ayons dû prendre cette décision. Il faut comprendre que la maison de la rue Montcalm n’avait pas de statut patrimonial. Elle était cependant entrevue comme potentiel », a expliqué l’échevin. Le conseiller de Chicoutimi-Nord, Marc Pettersen, l’a d’ailleurs appuyé. « C’est à contrecœur qu’on a donné le permis. On était vraiment dans une impasse », raconte-t-il.

Lucien Frenette est l’ancien directeur général du Conseil régional de la culture.

Car la maison qui abrite quelques appartements appartenait à des gens qui n’habitent plus la région depuis plusieurs années. « Juste les travaux de rénovation de base demandaient quelques centaines de milliers de dollars. La maison était en vente depuis plusieurs années et personne ne semblait intéressé. L’entreprise à côté avait besoin de stationnement, donc le rapprochement a été fait », raconte Simon-Olivier Côté. Il ajoute que plusieurs autres coûts auraient été engendrés par le statut patrimonial, ce qui est non négligeable. « Une maison de 135 ans doit être mise en valeur et ce n’est pas gratuit. »

M. Pettersen ajoute que c’est une décision qui a été réfléchie et qui n’a pas été prise au hasard par le conseil. Une motion pour l’aménagement du stationnement a été acceptée lors du conseil d’arrondissement.

Lucien Frenette est un citoyen inquiet de voir la destruction du patrimoine de la ville. Il est venu au conseil d’arrondissement pour partager sa préoccupation.

Inventaire du patrimoine
Simon-Olivier Côté a d’ailleurs tenu à mentionner que l’inventaire des maisons classées patrimoine et celles qui ont le potentiel de l’être est en train d’être mis à jour.

« Ça faisait un bon moment que ça n’avait pas été fait. Le but est vraiment que ce genre de situation n’arrive plus. On ne veut pas qu’une autre maison nous glisse entre les doigts », explique-t-il. La population peut proposer des maisons, comme la Ville peut le faire. Le processus peut tout de même être long. « Environ un an pour que tout soit fait dans les règles de l’art », explique M. Côté.