Plusieurs restaurateurs de Saguenay ont l’intention de se présenter au conseil municipal, lundi, pour poser des questions au sujet des camions de cuisine de rue.

La cuisine de rue fait des restaurateurs mécontents à La Baie

L’intention de Saguenay de permettre la présence des camions de cuisine de rue sur le territoire fait des mécontents. Plusieurs restaurateurs devraient être présents à la prochaine séance du conseil municipal, lundi.

Parmi eux, Myriam Bouchard et Michel Lavoie, propriétaires du Pavillon noir, de L’Orphée et du Magasin général, à La Baie, tentent de mobiliser les restaurateurs afin qu’ils fassent connaître leur opposition au projet de règlement qui risque de nuire grandement à leurs commerces.

En entrevue, Mme Bouchard affirme que les restaurateurs, comme de nombreux contribuables de Saguenay, viennent de connaître une hausse importante de leur compte de taxes foncières et voilà que la Ville va permettre que les camions de cuisine de rue puissent s’installer devant leur commerce, moyennant des frais de 50 $ ou 100 $ par jour, s’il s’agit d’entreprises locales. « Nos commerces sont présents face à l’Agora où il y a déjà peu de place de stationnement. Il est évident qu’on va subir une perte du chiffre d’affaires », déclare Mme Bouchard.

Les changements que souhaite apporter Saguenay sont d’autant plus inacceptables, selon elle, qu’aucune consultation n’a été effectuée auprès des restaurateurs.

Son associé en affaires, Michel Lavoie, se montre encore plus virulent et affiche son complet désaccord lorsqu’il affirme qu’il refuse « de se faire exploiter » par des gens de l’extérieur. « On a investi beaucoup d’argent dans nos commerces qui roulent à plein régime seulement une partie de l’année. On paye des employés, des taxes foncières, des permis de toutes sortes. On fait face au commerce électronique. Si à chaque activité, il y a des camions-cuisines, on est aussi bien de fermer nos portes. »

M. Lavoie ajoute que si c’est la volonté de la Ville de fermer les commerces existants, qu’elle le dise afin de les fermer une fois pour toutes.

M. Lavoie reproche également à la Ville l’expérience-pilote de camions-cuisines menée sur la rue Racine, à Chicoutimi, depuis 2015. Selon lui, personne n’a entendu parler des résultats qui auraient pu servir de base à une consultation auprès de l’ensemble des restaurateurs.