Carl Bergeron croit qu’il serait préférable que les parties négocient une entente hors cour afin de régler les dossiers concernant Chantale Cyr.

La CSRS veut négocier avec Chantale Cyr

Les élus de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) invitent Chantale Cyr à entreprendre une négociation afin de trouver un terrain d’entente. Mais pour l’ex-directrice générale, il n’est pas question de discuter sans une réintégration.

Après 80 minutes de discussions à huis clos, les commissaires de la CSRS ont adopté une résolution afin de limiter les frais judiciaires dans cette saga.

La vice-présidente France Gagné a mentionné que la CSRS ne souhaite pas prolonger la procédure judiciaire et veut aussi limiter les frais relatifs aux procédures. Lors des discussions et du vote, la présidente Liz Gagné a quitté la salle.

Les commissaires mentionnent que l’organisation se dit ouverte et disponible et invitent Chantale Cyr à entreprendre de concert avec eux une médiation et/ou une négociation en vue d’un règlement satisfaisant pour les deux parties, et ce, pour tous les dossiers la concernant.

Porte-parole de la CSRS, le commissaire parent Carl Bergeron a précisé que ses collègues et lui croient que la meilleure façon de régler le dossier est de trouver un terrain d’entente.

« Nous voulons terminer le dossier le plus rapidement possible et mettre tout ça derrière nous et continuer d’avancer. Il y a beaucoup de choses qui s’en viennent, comme le projet de loi 40. Il faut aller de l’avant et travailler pour nos élèves afin de s’assurer que tout se passe bien pour le futur », précise M. Bergeron.

Me Éric Le Bel, avocat de Chantale Cyr, estime qu’il n’a rien à négocier, que la décision du tribunal a été claire et que sa cliente doit être réintégrée à son poste de directrice générale.

Sans dire qu’il écarte définitivement une possibilité de demander une révision de la décision du juge Guy Roy du Tribunal administratif du travail du Québec, le porte-parole de la CSRS espère que les discussions mèneront les parties vers une entente.

Il faut savoir que Chantale Cyr a demandé à réintégrer son poste le plus rapidement possible, mais la CSRS croit que les parties doivent se parler avant d’accéder à sa demande.

Carl Bergeron est au courant que des membres du personnel de la commission scolaire ne seraient pas intéressés à revoir Chantale Cyr entre les murs de l’organisation scolaire.

« Nous en avons entendu parler nous aussi, mais les gens ont le droit à leur opinion. Ça ne veut pas dire que nous partageons ou non ces opinions. L’important, c’est le bien-être de nos employés. Nous sommes à leur écoute. Nous avons des gens qui bénéficient actuellement du programme d’aide aux employés », s’est limité à dire M. Bergeron.

Sur le fait que Liz Gagné demeure en poste, le porte-parole précise que la présidente a été élue démocratiquement et elle peut rester en place. Il souligne qu’aucun commissaire n’avait démissionné.

Le jugement

Me Éric Le Bel, qui a représenté les intérêts de Chantale Cyr dans cette affaire, a assisté à la rencontre extraordinaire des commissaires et n’a pas été très impressionné par la suggestion de négociation.

« Nous avons demandé la réintégration de notre cliente. Nous n’avons pas eu d’accusé de réception de notre demande et on ne nous a pas répondu. Pourtant, le jugement est clair. Elle doit être réintégrée et nous ne comprenons pas que ça n’ait pas été fait encore. Elle ne méritait pas d’être congédiée », a indiqué Me Le Bel, à sa sortie de la salle publique.

« Sur la proposition, est-ce que je peux savoir ce que nous allons négocier ? Le tribunal nous a demandé de présenter notre réclamation et c’est ce que nous avons fait. La CSRS a 30 jours pour répondre et c’est ce qu’elle va faire. Mais dans l’intervalle, ma cliente doit être réintégrée, parce qu’un billet médical dit qu’elle peut l’être. Je me demande à quel genre de comédie nous assistons ce soir (jeudi) », indique le procureur de Chantale Cyr.