La nouvelle directrice générale de la Commission scolaire De La Jonquière, Jacynthe Bond, croit que tous ont un rôle à jouer pour assurer la réussite des élèves.

La CS De La Jonquière veut être meilleure

La Commission scolaire De La Jonquière veut passer de performante à excellente.

Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) 2018-2022 en main, l’organisation dirigée depuis peu par Jacynthe Bond met le cap sur les objectifs qu’elle s’est fixés, en lien avec la politique éducative du ministère de l’Éducation du Québec.

La CS souhaite donc rehausser les compétences de ses élèves en français et en mathématiques et les faire bouger 60 minutes par jour.

Nommée en juillet dernier, l’ancienne directrice générale adjointe veut y arriver avec l’apport de tous ceux et celles qui gravitent autour des élèves chaque jour.

« Les statistiques de réussite démontrent qu’on est bien positionné, avec un taux de décrochage relativement bas. On performe bien, sauf peut-être en maths, où on doit continuer de mettre des efforts. Des stratégies ont été développées avec les enseignants. On a des équipes de conseillers pédagogiques extraordinaires. Si on aide nos profs à être plus en contrôle et à développer de nouvelles stratégies probantes, on va y arriver », a signifié l’ex-prof de maths et ancienne directrice d’école, au cours d’une première entrevue médiatique depuis sa nomination à la tête de la commission scolaire.

Selon Jacynthe Bond, il est impératif de valoriser et de soutenir le personnel – de l’enseignant au concierge – pour mousser le sentiment d’appartenance et améliorer les pratiques.

« Il faut aussi être patients et respecter les rythmes de chacun. Il ne faut pas tirer sur les fleurs pour les faire pousser », image celle qui ne veut pas gérer en silo.

Meilleure diplomation

Les objectifs de la CS De La Jonquière pour les quatre prochaines années vont comme suit : augmenter de façon significative les pourcentages de réussite en matière de français et de mathématiques au primaire et au secondaire et réduire les écarts du taux de diplomation entre différents groupes d’élèves.

À Jonquière, l’écart est actuellement de 6,6 points entre les garçons et les filles (cohorte 2008-2009) et de 30,5 points entre les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (EHDAA) et ceux du régulier. De plus, on souhaite porter à 81 pour cent la proportion de jeunes de moins de 20 ans qui obtiennent un premier diplôme. Présentement, cette statistique se situe sous la barre des 76 pour cent. Enfin, l’objectif est d’atteindre 85 pour cent en matière de réussite à l’épreuve ministérielle d’écriture en quatrième année du primaire. Si la cible est atteinte, il s’agirait d’un bond de quatre points.

Quant à l’activité physique, quatre écoles de la CS De La Jonquière font bouger leurs élèves au moins 60 minutes par jour. Le Plan d’engagement vers la réussite comporte une cible de 10 d’ici à 2022.

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« C'EST UN MÉTIER TRÈS DUR »

Jacynthe Bond se réjouit que la démarche visant à l’adoption du plan vers la réussite, amorcée il y a deux ans, culmine enfin. 

« La beauté, c’est qu’on se donne une vision pour quatre ans. On a un but vers lequel on marche tous ensemble. Je pense que le principal irritant, pour tout le monde, c’est d’être géré à la petite semaine », relève-t-elle. 

La DG convient que certains enseignants peuvent être « irrités par les cibles ». Celles-ci sont cependant nécessaires pour mesurer les apprentissages des élèves, leur permettre de développer l’ensemble de leurs compétences et favoriser le dépistage et les interventions rapides lorsque le besoin se présente.

Jacynthe Bond pointe que la CS De La Jonquière s’est dotée d’un code des valeurs. La responsabilité, le respect, la coopération et la compétence orienteront les actions de l’organisation. À cela, Jacynthe Bond ajoute la bienveillance, très chère à ses yeux. 

Avenir des CS

Si la Coalition Avenir Québec (CAQ) a maintes fois fait part de son intention d’abolir les commissions scolaires, la nouvelle directrice générale préfère ne pas sauter aux conclusions. Un mois après l’élection de François Legault et deux semaines après la nomination de Jean-François Roberge au poste de ministre, elle attend de voir quelles seront les orientations gouvernementales en éducation avant de se prononcer. Elle convient cependant que la profession d’enseignant doit être valorisée.

« Il faut avoir une passion pour l’éducation. C’est une vocation. Il faut accepter d’être au service des jeunes. C’est un métier très dur et ça use. Ça demande aussi de grandes habiletés sociales », dit Jacynthe Bond, qui reconnaît l’importance, pour les profs, de tenter le plus possible de se garder en forme physiquement et mentalement.