L’Université du Québec à Chicoutimi
L’Université du Québec à Chicoutimi

La COVID-19, un casse-tête aussi pour la recherche à l’UQAC

La crise sanitaire de la COVID-19 n’a pas que des impacts sur les étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC): les mesures de confinement compliquent la tâche des professeurs qui tentent malgré tout de faire progresser leurs activités de recherche.

L’institution d’enseignement, qui a déployé ses efforts dans les débuts de la crise afin de mettre en branle la poursuite en ligne des cours, souhaite également accompagner les chercheurs qui, dans certains cas, n’ont plus accès à leurs équipements de recherche.

« La période actuelle occasionne d’importants maux de tête aux chercheurs et aux étudiants de maîtrise et de doctorat, a mentionné Marie-Karlynn Laflamme, directrice du Bureau des affaires publiques de l’UQAC, jeudi, par écrit. On déploie des trésors d’ingéniosité pour que les activités de recherche se poursuivent avec un minimum d’incidences négatives. »

Lorsque les étapes de déconfinement le permettront, l’UQAC envisage de rendre possibles certains travaux de recherche qui nécessitent des dispositifs expérimentaux, sous certaines conditions. Cet accès demeure un enjeu identifié par l’université en métallurgie, en sciences de la vie et en sciences humaines.

À l’heure actuelle, depuis la fermeture de l’établissement, l’accès aux laboratoires demeure interdit, de même que les campagnes de saisies de données qui nécessitent des séjours à l’extérieur. L’institution s’est assurée que les équipements ne subissent pas de bris ou soient mis en pause de façon sécuritaire.

Étudiants en recherche

Le recrutement de nouveaux étudiants de deuxième et troisième cycle, dont plusieurs proviennent de l’international, sera également un enjeu pour l’université, alors que cette clientèle contribue à soutenir les activités de recherche des professeurs-chercheurs.

« Le recrutement de nouveaux étudiants de maîtrise et de doctorat pour les projets de recherche devant démarrer dans les prochains mois sera difficile », a précisé Mme Laflamme.

Les activités de recherche qui ne nécessitent pas de travaux en laboratoire, de travaux sur le terrain ou d’interaction en présence d’autres personnes peuvent cependant se poursuivre. Il en est de même pour les activités de rédaction ou de demandes de subventions.

Des bailleurs de fonds en recherche ont émis des directives pour faciliter la prolongation des périodes d’admissibilité des subventions, mais « il n’y a pas d’argent neuf pour pallier les dépenses excédentaires occasionnées par les mesures de confinement », précise la directrice du Bureau des affaires publiques.

L’institution d’enseignement, qui a déployé ses efforts dans les débuts de la crise afin de mettre en branle la poursuite en ligne des cours pour les étudiants, souhaite également accompagner les chercheurs.