La COVID-19, source de stress pour le milieu universitaire selon une étude

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Quelles sont les conséquences de la pandémie sur la santé globale des étudiants et employés du réseau des Universités du Québec ? Voilà une question à laquelle ont répondu 2754 d’entre eux en avril et mai derniers dans le cadre de la première phase d’une étude initiée par Christiane Bergeron-Leclerc, Danielle Maltais, Jacques Cherblanc, Ève Pouliot et Jacinthe Dion, professeurs à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). 89% des répondants ont qualifié la pandémie de COVID-19 d’événement stressant.

L’équipe complète regroupe quinze chercheurs possédant des expertises dans les domaines de la santé physique, psychologique, sociale et spirituelle, en plus d’étudiants de premier et de second cycle universitaire.

Selon un communiqué de presse émis par le service des communications de l’UQAC, les résultats de la première phase de l’étude confirment que la COVID-19 constitue une source de stress pour la population universitaire.

La pandémie est notamment associée à diverses peurs, dont la principale est celle de voir un proche contaminé (77 %). Au moins un des problèmes de santé psychologique investigués serait vécu par 60 % des répondants. En effet, 47 % d’entre eux vivent d’importantes manifestations dépressives, 45 % de l’anxiété et 42 % vivent de la détresse psychologique. 30 % des répondants ont vécu d’importants symptômes de stress post-traumatiques.

« Cette vulnérabilité psychologique observée est plus importante chez les étudiants que les employés. C’est ainsi que les étudiants rapportent vivre davantage de manifestations anxieuses, dépressives, de détresse psychologique et de stress post-traumatique que les employés », peut-on lire dans le communiqué.

La conciliation est également difficile pour plusieurs des parents interrogés, particulièrement chez ceux ayant des enfants âgés de 0 à 11 ans. 92,5 % s’imposent de la pression dans la façon dont ils prennent soin de leurs enfants et 69 % estiment que les exigences de leur travail se répercutent sur leur vie familiale.

« À côté de ce portrait un peu sombre, l’étude met toutefois en évidence le rôle de protection de certains facteurs. Le niveau de soutien social, de même que la satisfaction à l’égard de ce soutien ont pour effet d’alléger la détresse ressentie. Il en va de même pour la qualité de la vie spirituelle, même si elle est dans l’ensemble très faible, qui affecte favorablement la santé globale des répondants. »

La deuxième phase de l’étude s’amorcera le 9 novembre et elle permettra de suivre l’état psychologique de ces étudiants et employés.