Loïc et Catherine, en compagnie de leur sapin.
Loïc et Catherine, en compagnie de leur sapin.

La course aux sapins devancée à Saguenay

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Comme bien d’autres dans la région, Loïc et Catherine ont devancé leur magasinage de sapin de Noël cette année, de peur « qu’il n’y en ait plus » et dans l'optique d'acheter local. Le mois de décembre se pointe à peine le bout du nez que la frénésie du temps des Fêtes est déjà bien installée dans les quelques points de vente qui offrent des arbres naturels.

À la Pépinière Borealis, c’est du « jamais vu » signale le propriétaire Mathieu Ouellet, qui a écoulé le tiers de son arrivage en quatre jours. Ce qui représente un total de 140 sapins.

Les gens sont aussi nombreux à visiter le kiosque dans le stationnement de Place du Saguenay pour y choisir leur sapin.

Mario Thibeault tient chaque année un kiosque dans le stationnement de Place du Saguenay. En poste depuis seulement deux jours, il disait samedi remarquer une augmentation des ventes par rapport aux saisons précédentes.

Des petits, des moyens, des gros... Au kiosque comme à la pépinière, on trouve tous les formats de sapin. Et toutes les raisons sont bonnes pour s’y précipiter un 21 novembre. Pandémie ou pas, pour une « vraie tripeuse de Noël » comme Marie-Pierre Boucher, c’est le moment idéal, au grand dam de son conjoint Éric.

Marie-Pierre Boucher et son conjoint Éric s’assurent de faire le bon choix.

« Moi le sapin, je le ferais au mois d’octobre si je pouvais. Surtout en ce moment, on a encore plus besoin des lumières et de la beauté de Noël. […] On a deux sapins dans la maison et j’en ai un qui est déjà fait en haut, mais ce n’est pas un naturel comme ça. »

Les « grosses fins de semaine », ce sont habituellement la dernière de novembre et la première de décembre, précise Mathieu Ouellet. Le devancement de l’engouement cette année l’amène à prévenir ses clients de garder leur achat à l’extérieur pour encore quelques jours, puisqu’un sapin ne dure que quatre semaines à l’intérieur, « cinq si on est chanceux ».

Loïc et sa nouvelle prise, à la Pépinière Borealis.

Il s’explique le phénomène par une possible peur de manquer de tout en temps de pandémie, sapin y compris. Tout comme par l’envie de se réchauffer un peu le cœur.

« Il y a vraiment un engouement monstre. Avec la pandémie, la mairesse disait de décorer plus tôt, les gens se sont mis dans l’ambiance des fêtes plus tôt et veulent acheter leur sapin rapidement. »