Le chef de Mashteuiatsh, Clifford Moar, accompagné de la consule générale de France à Québec, Laurence Haguenauer.

La consule de France à Mashteuiatsh

Tourisme, préservation de la culture et liens avec les autorités gouvernementales. Ce sont des thèmes abordés par la consule générale de France, Laurence Haguenauer, avec le chef de Mashteuiatsh, Clifford Moar.

Mme Haguenauer est de passage dans la région pour une deuxième fois. Cette fois-ci, elle a tenu à s’arrêter dans une communauté autochtone. Lors de son passage, l’an dernier, elle n’avait pas eu l’occasion de le faire. 

« J’avais envie de rencontrer une communauté autochtone pour discuter des problématiques vécues. Cela m’a permis de mieux connaître leur réalité et de voir comment on peut collaborer sur certains projets », a-t-elle indiqué après sa rencontre avec des membres du conseil de bande. 

Authenticité de la culture

Elle s’est par la suite rendue au musée amérindien afin de rencontrer le personnel. 

« J’ai voulu apprendre comment les communautés voulaient développer le tourisme tout en préservant leur identité », souligne la consule de France. 

Depuis son entrée en poste, il y a un an et demi, elle a visité deux réserves autochtones. Elle a participé au Salon du livre des Premières Nations de Wendake l’automne dernier. 

« Nous tisserons des liens avec les communautés autochtones autant que nous le faisons avec d’autres partenaires du reste de la société québécoise », avance Laurence Haguenauer. 

Pour sa part, le chef de Mashteuiatsh, Clifford Moar, s’est dit satisfait de cette rencontre. 

« Je le vois comme un premier contact. Maintenant on peut mettre des visages sur des noms et ça aide toujours. Il y a des possibilités tant au niveau du développement touristique, artistique, culturel et même politique », a-t-il partagé. 

Difficile d’obtenir un prêt

Lors de l’entretien, la consule de France a appris que la communauté de Mashteuiatsh comptait 130 entreprises sur son territoire, ce qui peut sembler beaucoup pour une population de 2000 habitants. 

Le chef de Mashteuiatsh a cependant rappelé qu’il était difficile de démarrer une entreprise sur une réserve autochtone. 

« On est confrontés à la Loi sur les Indiens. On est insaisissables lorsqu’on habite sur une réserve, ce qui crée un frein énorme pour l’emprunt de capitaux dans des institutions bancaires », déplore M. Moar. Le conseil de bande travaille à trouver des moyens de contourner ce problème en mettant en place des fonds de garantie.