Saguenay autorise désormais la construction de mini-maisons sur son territoire. Les projets rassemblant plusieurs mini-maisons sont cependant privilégiés, même si des projets individuels peuvent également voir le jour.
Saguenay autorise désormais la construction de mini-maisons sur son territoire. Les projets rassemblant plusieurs mini-maisons sont cependant privilégiés, même si des projets individuels peuvent également voir le jour.

La construction de mini-maisons maintenant autorisée à Saguenay

Saguenay autorise désormais la construction de mini-maisons sur son territoire. Les projets comprenant plusieurs habitations sont privilégiés, même si des projets individuels peuvent également voir le jour, sous certaines conditions.

Les projets devront comprendre au moins six mini-maisons, selon les modifications au règlement de zonage de Saguenay adoptées au début du mois de mai. Chaque habitation devra respecter, au sol, des dimensions minimales de 30 mètres carrés, sans dépasser 45 mètres carrés. Les mini-maisons ne pourront avoir plus de deux étages.

«L’idée, c’est que ce soit des projets intégrés», a indiqué Simon-Olivier Côté, président de la Commission de l’aménagement du territoire, du génie et de l’urbanisme à Saguenay, ainsi que du Comité de suivi du schéma d’aménagement.

Saguenay souhaite ainsi préserver l’harmonisation des quartiers urbains et éviter, par exemple, qu’une mini-maison soit construite sur un terrain vacant, entre deux maisons unifamiliales.

Un seul logement pourra être aménagé par mini-maison et les sous-sols habitables ne seront pas autorisés. Les maisons mobiles ne sont pas considérées dans les projets d’habitations de mini-maisons.

Des promoteurs intéressés
La Ville planchait sur des exigences réglementaires pour encadrer la construction de mini-maisons depuis plusieurs mois, devant les demandes de promoteurs intéressés à développer des projets.

«On a un projet plus formel et on a d’autres entrepreneurs qui ont manifesté de l’intérêt, mais pour l’instant, il n’y a aucun projet dans le moulinet», a souligné Simon-Olivier Côté, sans pouvoir préciser les secteurs ciblés.

Il ne s’attend pas à voir ces projets se réaliser prochainement, en raison du contexte de la crise sanitaire liée à la COVID-19, mais aussi de la baisse de popularité du concept.

Les projets de mini-maisons ont à l’origine vu le jour face à la flambée des prix dans les marchés immobiliers de certains grands centres urbains, une situation différente de celle de Saguenay et de la province.

«C’est un peu une mode. Quand on regarde au Québec, on a fait une analyse et il n’y en a pas des tonnes et des tonnes. Ça n’a pas levé autant qu’on aurait pu penser, quand on en parlait il y a cinq ans.»

Dérogations pour des projets particuliers
Si les projets prévoyant la construction de plusieurs mini-maisons sont privilégiés par Saguenay, des exceptions peuvent être considérées pour des citoyens qui ont un projet individuel de mini-maison.

Les demandes seront alors évaluées à la pièce et devront passer par le Comité consultatif d’urbanisme. «Si quelqu’un demande ça dans une place éloignée, où il n’y a pas vraiment de maisons autour, on pourrait l’accepter», a précisé le conseiller municipal.