Michaël Desbiens, chef aux opérations d’Urgence Sauvetage Québec, avait participé aux recherches afin de retrouver Cédric Gouillart en mai dernier. On le voit ici avec la conjointe du disparu, Véronique Mercier et Mario Gagnon.

La conjointe de Cédric Gouillart implore le ministre Coiteux

Véronique Mercier, la conjointe de Cédric Gouillart, disparu le 19 mai, implore le ministre de la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteux, de libérer les fonds nécessaires afin d’effectuer quelques jours de recherche de plus. « C’est aberrant ! Deux jours, ce n’est pas assez ! », déplore-t-elle.

Bien qu’elle ait publié un texte sur Facebook il y a deux semaines, qui expliquait qu’elle avait abandonné et qu’elle ne forcerait plus afin de faire d’autres recherches, l’espoir a été ravivé. « J’ai abandonné, mais certaines personnes dans les services de police essaient de m’aider encore. Je ne pouvais pas ne pas réagir. » Elle a eu vent qu’un membre de la Sûreté du Québec se battait pour qu’il y ait d’autres recherches effectuées dans le secteur.

Elle explique, dans la lettre qu’elle a fait parvenir au ministre, que des bénévoles de l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage (AQBRS) sont prêts à venir au Saguenay avec leurs quatre chiens formés. « Je ne sais pas si le gouvernement a refusé ou n’a tout simplement pas répondu. Ce que je sais, c’est que l’AQBRS se préparait à venir au Saguenay, et que tout est mort dans l’oeuf. »

Selon Mme Mercier, il s’agit d’« une simple question financière ». Le coût n’est cependant pas exorbitant, apprend-on dans sa lettre. « On parle ici de personnes bénévoles. La seule chose que le ministère a à débourser, c’est les frais d’hébergement et de nourriture. J’ai même proposé de les héberger chez moi ! », mentionne la dame.

Elle souligne d’ailleurs l’importance d’avoir des chiens afin d’effectuer les recherches. « Plus d’un mois après la disparition, nous sommes réalistes. Les chiens sont entraînés pour sentir et signifier à leur maître les odeurs. Dans le secteur où l’on doit chercher, ils sont indispensables. J’y retourne souvent, mais on ne voit plus grand-chose avec la végétation. »

Elle espère faire bouger les choses avec sa lettre. « J’implore le ministre de donner les autorisations nécessaires afin que les bénévoles formés et accompagnés de leurs chiens soient autorisés à se déplacer dans notre région et consacrer quelques jours aux recherches de mon époux », conclut-elle.