Anne Gilbert-Thévard et Adrien Guibert-Barthez sont les co-porte-parole de la Coalition Fjord.

La Coalition Fjord fustige Legault

La Coalition Fjord estime qu’en décidant de s’asseoir avec les promoteurs du projet de GNL à l’approche du déclenchement des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), le premier ministre du Québec, François Legault, « reprend la propagande mensongère des promoteurs de GNL/Gazoduq » en plus de désavouer les processus de consultation.

Un gazouillis publié par le premier ministre jeudi après-midi, dans lequel on le voit aux côtés des dirigeants du projet et où il traite d’une « bonne rencontre » avant de parler des emplois reliés au projet et de réduction de gaz à effet de serre, a mis le feu aux poudres.

« Pour la Coalition Fjord, que le premier ministre du Québec s’assoie tout bonnement aux côtés des promoteurs d’un des projets industriels les plus controversés actuellement est un gros manque d’éthique. De plus, que la rencontre se fasse juste avant le déclenchement du BAPE correspond à renier la valeur de nos processus de consultation », affirme Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, dans un communiqué émis vendredi matin.


« Que la rencontre se fasse juste avant le déclenchement du BAPE correspond à renier la valeur de nos processus de consultation. »
Adrien Guibert-Barthez

La Coalition Fjord réitère que le projet est incohérent avec l’urgence climatique. « La mise en scène porte à croire que les dés sont pipés d’avance et que le gouvernement Legault s’acoquine avec les promoteurs du projet. Or, ce projet soulève une opposition de la part des populations touchées par le tracé du pipeline et partout ailleurs au Québec. Quand va-t-il s’asseoir avec les groupes citoyens, les organismes environnementaux, les scientifiques, les chercheurs, les économistes et les fiscalistes qui remettent en question ce projet ? », questionne la Coalition Fjord.

L’organisme affirme que le second propriétaire américain Jim Beyer doit une part de sa fortune à l’industrie du charbon. « Dire, d’un côté, qu’on veut réduire les GES et de l’autre, investir dans le gaz et le charbon est complètement insultant pour la population du Québec. »