La chasse à l’orignal fait déjà des heureux [PHOTOS]

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
La chance a souri rapidement à plusieurs chasseurs. Dimanche, alors qu’on en était seulement à la deuxième journée après l’ouverture de la chasse du gros gibier à l’arme à feu, les centres de débitage de la région fourmillaient déjà d’activité.

L’année 2020 est une saison de chasse dite restrictive, c’est-à-dire que les chasseurs peuvent uniquement récolter les mâles adultes et les veaux. Selon les estimations du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), environ 10 % des amateurs de chasse tue pendant les années restrictives.

Rencontré sur le terrain de la Salle de débitage Tremblay et Gobeil de Chicoutimi, un chasseur sportif racontait au Quotidien son bonheur d’avoir eu le compas dans l’oeil rapidement. «C’est une bonne affaire de ‘‘clairée’’. On a besoin de prendre moins de vacances», a-t-il lancé avec enthousiasme. L’orignal qu’il avait tué était écarquillé sur une remorque et attendait de se faire débiter.

Quelques pas plus loin, Marc-André Gobeil, le propriétaire de l’entreprise, a expliqué en «pleumant» une bête qu’il s’attendait à être très occupé jusqu’à la fin de la chasse, le 16 octobre prochain.

«On a fait environ une trentaine d’orignaux depuis hier [samedi]. Ça va décoller pour de vrai dans les prochains jours», a expliqué l’homme, alors qu’il faisait glisser son couteau entre la chair et la peau de l’animal. Pendant les prochaines semaines, Marc-André Gobeil estime pouvoir préparer entre 22 et 24 orignaux par jour avec son équipe.

La chaleur, comme c’est souvent le cas depuis les dernières années, est l’ennemi du chasseur. Il n’est pas rare de retrouver des températures dignes de l’été vers la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre.

Environnement Canada prévoit qu’il fera plus de 20 degrés Celsius lundi et mardi. Les températures plus près des normales de saison reviendront par la suite.

«Avec des températures comme ça, c’est sûr qu’il va se perdre des orignaux encore cette année», a prévu Marc-André Gobeil.

Selon le MFFP, il se vend bon an mal an 26 000 permis de chasse à l’orignal pour la zone 28, qui regroupe tous les secteurs de chasse du Saguenay-Lac-Saint-Jean. On y récolte environ 2500 bêtes annuellement.