Le critique en matière d'économie à la CAQ et député responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Lamontagne, originaire de Saint-Félicien, est de passage au Saguenay depuis lundi pour rencontrer des intervenants de différents milieux.

La CAQ veut supporter l'économie

La Coalition avenir Québec (CAQ) entend se présenter aux électeurs québécois comme un gouvernement qui sera actif au chapitre du développement économique. Le parti veut favoriser l'entrepreneuriat en plus de réaliser un meilleur arrimage entre tout le secteur de la recherche et les entreprises.
Le critique en matière d'économie à la CAQ et député responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Lamontagne, originaire de Saint-Félicien, est de passage au Saguenay depuis lundi pour rencontrer des intervenants de différents milieux. Son objectif est de bien cerner les principaux enjeux économiques de la région pour être en mesure de les partager avec les collègues de son caucus à l'aube de la prochaine campagne électorale.
D'entrée de jeu, le député de Johnson assure que la formation dirigée par François Legault n'a surtout pas l'intention de pratiquer la politique du « laisser-faire économique » où le marché décide de tout. Au contraire, enchaîne rapidement le critique, il n'est pas question que la CAQ copie le modèle libéral actuel et elle entend agir à titre de partenaire lorsque des projets sont intéressants pour une région. « Quand on vous présente un projet, au lieu de dire ''on vous accompagne'' et ça prend des années, on s'assure que le projet puisse se réaliser rapidement. »
Pendant son séjour, André Lamontagne souligne avoir rencontré des personnes qui nourrissent de grands projets pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces personnes, dit-il, doivent pouvoir compter sur le support efficace du gouvernement, car l'entrepreneuriat constitue la meilleure solution pour permettre la diversification économique d'une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Déploiement numérique
Le premier grand projet que la CAQ compte mettre de l'avant pour permettre cette diversification économique est la mise en place d'un véritable réseau de communication numérique. Il s'agit selon le critique caquiste d'un levier nécessaire qui doit être disponible partout au Québec afin de répondre aux besoins des promoteurs. Le gouvernement du Québec a annoncé un projet de 100 M $. Il s'agit d'un plan nettement insuffisant pour le député.
La CAQ envisage le déploiement numérique partout au Québec dans un projet évalué à 2 G $ dans lequel le gouvernement du Québec aurait une participation financière de l'ordre de 800 M $.
Malgré ce grand projet qui permettra aux entreprises de viser immédiatement des marchés mondiaux de niche, la CAQ entend éviter la politique « mur à mur » en matière de développement économique. André Lamontagne entend adapter l'aide gouvernementale aux situations particulières de chacune des régions du Québec. Il souligne que la base économique du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'est pas la même que celle du coeur du Québec.
Il questionne de plus l'idée du gouvernement du Québec de faire d'Investissement Québec une autre banque. « On n'a surtout pas besoin d'une autre banque », tranche le député de Johnson qui signale en passant qu'il n'y a pas en ce moment de véritable source de capital de risque au Québec.
Le député rejette l'étiquette de parti de droite qui est accolée à sa formation politique. Par contre, il assure qu'un gouvernement caquiste fera tout en son pouvoir pour améliorer les services publics et que cet engagement est tout à fait normal.
« Il entre 10 G $ par année dans un tuyau. Il y a tellement de fuites qu'il n'en sort pas nécessairement autant en services. On est en droit de s'assurer de donner des services pour l'argent des contribuables. C'est ce que nous voulons faire », insiste André Lamopntagne.
La griffe de la CAQ n'a jamais vraiment pris sur l'électorat saguenéen et jeannois qui se partage entre le Parti québécois et les Libéraux. André Lamontagne effectue un deuxième séjour dans la région depuis la dernière élection en tant que député responsable. Il note que les gens sont beaucoup moins réticents à faire état de leur opinion et note donc une ouverture pour les idées de la CAQ. Il affirme que la formation politique sera en mesure de présenter des candidats de grande qualité dans tous les comtés de la région lors des prochaines élections.