François Paradis, député de Lévis pour la CAQ, dénonce que le projet de réfection du bloc opératoire de l’hôpital de Chicoutimi ne soit pas encore inscrit au Plan québécois des infrastructures.

La CAQ dénonce une promesse non remplie

Le député de Lévis de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Paradis, était de passage à Chicoutimi mardi et il en a profité pour dénoncer que le projet de réfection du bloc opératoire de l’hôpital Chicoutimi ne soit toujours pas dans le plan d’investissement de Québec, même si le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait annoncé en avril 2016 qu’il le serait « prochainement ».

François Paradis, qui est porte-parole en santé pour sa formation, avait convoqué les médias à l’entrée du stationnement de l’hôpital.

« Il y a un projet qui est prioritaire ici à Chicoutimi, c’est la rénovation du bloc opératoire. En avril 2016, il y a le ministre Gaétan Barrette qui annonce et qui dit noir sur blanc “Ça va être inscrit, c’est prioritaire, je le mets au Programme québécois des infrastructures”, a-t-il dit en lisant un article du Quotidien paru le 8 avril. On s’est demandé, c’est rendu où cette affaire-là ? À travers notre demande d’accès à l’information, on se rend compte que rien n’est fait. On a perdu deux ans à toutes fins utiles. Il y a eu une annonce, manifestement dans un contexte électoral, où on dit aux gens qu’on bouge. »

Gaétan Barrette avait fait sa déclaration en pleine campagne électorale alors qu’il était venu appuyer la candidature de Francyne T. Gobeil. Elle tentait alors sous les couleurs libérales de succéder, dans le cadre d’une élection partielle, à Stéphane Bédard.

« Prochainement, dans le cadre du plan d’infrastructures 2017-2027, il sera inscrit. Il n’y a pas de doute que le bloc opératoire doit être une priorité », avait-il alors indiqué. Mme Gobeil a été battue par Mireille Jean, qui représentait le Parti québécois. « Il est certain que lorsque Francyne sera élue, elle aura une oreille attentive de ma part », avait-il mentionné.

Avant de faire cette sortie, la CAQ avait obtenu une réponse officielle du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Selon le document fourni aux médias, « le projet est présentement au stade de la “reconnaissance des besoins”. Il n’est pas encore inscrit au plan québécois d’infrastructures », avait répondu Élisabeth Plourde, responsable de l’accès aux documents et de la protection des renseignements personnels.

François Paradis a demandé au ministre Barrette d’inscrire le projet dans le prochain PQI, bon pour les années 2018-2028, qui sera déposé en mars prochain. « Ce n’est pas dans le PQI 2017-2027. Ça veut dire qu’on est encore en attente du plan clinique. Dans le meilleur des mondes, si on donnait le OK à ce projet-là aujourd’hui, on a encore cinq ou six ans avant le début des travaux. On peut pas s’attendre à avoir ce projet-là, aussi prioritaire soit-il, voir le jour avant 2024-2025 », a-t-il poursuivi.

Le projet avait été rendu public initialement en mars 2016. Il était alors évalué à 30 millions $. Le document du CIUSSS le chiffre maintenant à 72 millions $.