Le conseiller municipal Carl Dufour, le brigadier Alexis Simard, Frédéric Guay, président de la Corporation centre-ville Arvida, et Kate Savard, directrice, ont mis en lumière l’initiative Arvi-Vert, qui est destinée à assurer la propreté du centre-ville d’Arvida.

La brigade Arvi-Vert veille au grain

Les récriminations de commerçants de la rue Racine à Chicoutimi sur la propreté de cette artère ont eu des échos au centre-ville d’Arvida, où, depuis dix ans, l’association de commerçants a pris les choses en mains en mettant sur pied la brigade Arvi-Vert.

La mission de la brigade Arvi-Vert est assurée par Alexis Simard, un étudiant de 15 ans. Il se déplace à l’aide d’un vélo triporteur muni d’une boîte à raison de 30 heures par semaine pendant la période estivale afin de ramasser mégots de cigarette, papiers ou autres détritus jonchant le secteur du Carré Davis.

Un vélo triporteur muni d’une boîte est l’outil principal utilisé par Alexis Simard pour assurer la propreté du centre-ville d’Arvida.

En entrevue, Frédéric Guay, président de la Corporation centre-ville d’Arvida, accompagné de Carl Dufour, conseiller municipal du secteur, et de Kate Savard, directrice, ont mentionné ne pas vouloir donner de leçons, mais ils ont expliqué qu’il y a dix ans, les commerçants ont décidé de prendre les choses en mains afin de conserver ce secteur propre. « Nos membres ont constaté que le centre-ville peut devenir un secteur touristique et patrimonial. Certains sont établis ici depuis longtemps et en sont fiers», explique M. Guay.

L’association a fait appel au programme Emplois d’été Canada pour obtenir l’aide financière nécessaire pour le salaire du brigadier Arvi-Vert.

Outre le mandat de voir au nettoyage du centre-ville, le brigadier assure une présence dans le milieu et reçoit les commentaires de commerçants. Ceux-ci peuvent faire des propositions, comme l’installation d’un banc public et d’un bac à fleurs, ou dénoncer une situation particulière. L’information est ensuite relayée aux services municipaux.

Invité à témoigner sur son travail estival, le jeune brigadier Simard constate que le fait que les lieux soient déjà propres incite les citoyens fréquentant le centre-ville à être vigilants avant de se débarrasser de détritus sur la voie publique. Parmi les objets qu’il ramasse le plus, M. Simard mentionne la présence au sol de mégots de cigarette, plus spécifiquement devant les bars et les restaurants.

Commentant l’initiative citoyenne prise il y a dix ans, le conseiller Dufour a déclaré que le milieu arvidien a toujours été reconnu pour sa capacité à se prendre en mains. Selon lui, la présence du brigadier permet de conserver les lieux propres, mais aussi de prévenir des actes répréhensibles comme le vandalisme, qui est à peu près absent. « Ici, tout le monde s’est pris en mains et se parle, ce qui fait qu’il n’y a pas nécessairement de problématique particulière. »

M. Dufour a terminé en proposant l’installation de cendriers dans des lieux stratégiques afin de continuer d’améliorer les lieux.