Nathalie Villeneuve, directrice de la bibliothèque de l’UQAC, a entamé le processus pour redéfinir cet espace très utilisé par les étudiants et les professeurs, avec la conception d’un plan directeur.

La bibliothèque de l’UQAC mise à la page

La bibliothèque de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sera mise à la page, au cours des prochaines années, avec le lancement d’un appel d’offres visant la confection d’un plan directeur architectural.

Selon Nathalie Villeneuve, directrice de la bibliothèque d’une superficie de 4500 mètres carrés répartie sur deux étages et qui compte 400 000 objets physiques, a besoin d’être mise au goût du jour, d’autant plus que l’été prochain, les étudiants et professeurs auront accès à des millions de documents supplémentaires.

À la suite de l’annonce faite le 11 octobre par le Bureau de coopération universitaire, dans le cadre du Partenariat des bibliothèques universitaires, les ouvrages des 18 bibliothèques universitaires du Québec pourront être accessibles plus facilement aux usagers. « Présentement, les éditeurs de publications scientifiques ont le gros bout du bâton en exigeant de grands frais d’abonnement. Ce sont des coûts importants pour nous, d’où l’idée de mettre nos ressources en commun pour profiter d’économies d’échelle », affirme Mme Villeneuve.

Plan directeur

La directrice prévoit qu’en vertu du plan directeur qui sera élaboré, des investissements importants pourraient être réalisés afin de permettre des aménagements cohérents. « Nous disposons d’espaces spécialisés, avec notre salle collaboratrice qui célèbre son premier anniversaire. On veut que la bibliothèque soit un lieu de rencontres, que les gens échangent », précise-t-elle.

Selon elle, le concept de bibliothèque a évolué avec l’entrée en scène de l’Internet et de la numérisation des documents. Parmi les exemples cités, l’époque où le silence absolu dans la bibliothèque devait être observé a laissé place à plus de liberté de parole. Il est aussi permis de grignoter et de boire sur place pour les étudiants et professeurs qui séjournent pendant de longues heures de travail. Des lieux avec silence absolu sont encore requis.

Parmi les lieux qui devraient être les premiers touchés, Mme Villeneuve cite la cartothèque utilisée par les étudiants des programmes de plein air, géographie et sciences de la terre, pour les photographies aériennes. L’amélioration de la luminosité du local et l’ajout de tables surdimensionnées figurent dans le projet d’amélioration, lequel pourrait être mis en branle l’été prochain.

Consultation

Le réaménagement de la bibliothèque ne se fera pas en vase clos, puisque la communauté universitaire sera consultée dans une approche de co-construction. « On va tenter de se brancher sur les besoins des usagers, des chercheurs, qui ont besoin de bien faire connaître leurs travaux dans différentes publications. »

Selon elle, la bibliothèque devrait être un troisième lieu, où les usagers vont pour se référer, dans un environnement propice à la réflexion, mais aussi où ils se sentent bien et en sécurité.

L’ajout d’écrans et d’ordinateurs de consultation devrait même permettre la dispense de cours et la tenue de colloques, une pratique qui a déjà débuté.