Les Forces armées canadiennes participaient pour une troisième année au défilé de Fierté Montréal. Des représentants de la Base militaire de Bagotville étaient du nombre.

La Base militaire de Bagotville à Fierté Montréal

Les Forces armées canadiennes (FAC) ont participé pour une troisième année consécutive au défilé de Fierté Montréal, qui s’est déroulé dimanche dernier dans les rues de Montréal. La délégation de 86 personnes comprenait des représentants de la Base militaire de Bagotville, qui était présente pour une deuxième année d’affilée.

Les deux participants provenant du Saguenay–Lac-Saint-Jean se sont joints aux 12 000 marcheurs, aux nombreux politiciens et à la trentaine de chars allégoriques qui composaient la 36e édition de l’événement.

« Des militaires des trois éléments ainsi que des employés civils et des vétérans s’étaient portés volontaires pour prendre part au contingent des FAC au défilé de la Fierté, à Montréal. Les militaires, vêtus de leur uniforme des trois couleurs, ont défilé au son de la musique de la Marine et la foule les a chaleureusement applaudis et encouragés tout au long du parcours. Le nouveau commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (FOI) Est, le brigadier-général Gervais Carpentier et l’adjudant-chef Éric Poissant, ont marché pendant tout le défilé avec le cortège des FAC », peut-on lire dans une communication écrite transmise au Progrès.

Les Forces armées canadiennes participaient pour une troisième année au défilé de Fierté Montréal. Des représentants de la Base militaire de Bagotville étaient du nombre.

Des membres de la 2e Division du Canada, de la FOI Est et de la Marine royale canadienne y prenaient part.

Pour une deuxième année consécutive, des membres de la Base militaire de Bagotville se sont joints au mouvement.

Le coordonnateur en ressources humaines et coordonnateur de la formation du personnel civil, Jean-Luc Veillette, était l’un d’eux. « Cette marche est importante, car même si le Canada a déjà beaucoup avancé, il y a encore des pays où être différents peut conduire à la prison à vie ou à une exécution. De plus, il s’agit d’une occasion de démontrer notre appui à la communauté LGBTQ2+ dans les FAC, car même en 2019, il y a encore des gens qui sont victimes d’homophobie, d’injustice ou qui reçoivent des messages déplacés ou haineux en personne ou via les réseaux sociaux. Jusqu’au début des années 1990, plusieurs militaires et employés de la fonction publique canadienne ont été mis à pied, car ils faisaient partie de la communauté LGBT et même si on voit une évolution au niveau des FAC, il en reste encore à faire et c’est pour cela qu’il faut continuer à se battre », a mentionné celui qui est également membre du comité D+, lequel milite en faveur de la diversité et s’étend à l’échelle du Québec.

M. Veillette souligne qu’encore aujourd’hui, des gens de la communauté LGBTQ2+ n’osent pas dévoiler leur identité par peur de représailles, notamment dans leur milieu de travail. Celui-ci ajoute que la diversité a une large portée et qu’elle inclut notamment les femmes, les minorités visibles, les Autochtones et les personnes vivant avec un handicap.