Karine Trudel

Karine Trudel s'en prend aux libéraux

Au terme de la session d’automne à Ottawa, la députée de Jonquière Karine Trudel a déploré que le gouvernement fédéral de Justin Trudeau soit à côté du programme qu’il a annoncé lors de son élection en 2015.

La porte-couleurs du NPD a fait ce constat dans son bilan d’automne, à la suite de la fermeture de la Chambre des communes pour la période des Fêtes, la semaine dernière. Dans un communiqué, Mme Trudel a rappelé que lorsqu’il a été élu, Justin Trudeau voulait présenter un programme pour la classe moyenne, ajoutant que même si le chef du Parti libéral du Canada avait répété à maintes reprises cette volonté, il ne l’avait pas respectée pour autant.

« Du côté des enjeux, je crois qu’on doit voir cette session-ci comme un point tournant pour le gouvernement libéral, qui a révélé ses vraies couleurs cet automne », a lancé Karine Trudel dans le communiqué émis lundi.

La députée de Jonquière a parlé de trois enjeux pour illustrer cette affirmation. Selon elle, les scandales d’éthique du ministre des Finances Bill Morneau, le refus du gouvernement de protéger les pensions des travailleurs et le rapprochement avec les grandes compagnies numériques, au détriment des entreprises locales, ont confirmé que Trudeau se rapprochait davantage de l’élite que de la classe moyenne.

« Pour moi, les problèmes d’éthique du ministre Morneau ne sont que l’illustration de l’approche élitiste du gouvernement, qui cherche à imposer son message bien ficelé dans les régions, au lieu de se nourrir de l’expérience des gens d’ici pour travailler sur les enjeux clés, a soutenu Karine Trudel. Ce n’est donc pas étonnant que des dossiers comme celui du bois d’œuvre stagnent. »

Netflix et médias locaux

Karine Trudel est revenue sur la décision de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, qui a refusé d’appliquer la TPS à l’entreprise américaine Netflix.

«(...) Comme les entreprises locales qui y sont soumises, l’incohérence des politiques libérales en matière de numérique sont de plus en plus problématiques, surtout en ce qui a trait aux médias régionaux et au refus du gouvernement de soutenir fermement la transition vers le numérique », est-il écrit dans le communiqué.

« On dirait que le gouvernement ne réalise pas à quel point certaines de ses décisions ont un impact encore plus grand dans des régions comme la nôtre, qui comptent beaucoup de retraités de grandes entreprises comme Sears, a ajouté Karine Trudel. C’est la même chose pour les médias locaux : on dépend grandement de notre presse écrite pour que notre information soit vivante et on n’a pas la même force financière que les grands quotidiens de Toronto. Le printemps sera décidément très chaud sur ces enjeux cruciaux pour notre démocratie. »

La session d’hiver à la Chambre des communes commence le 29 janvier.