Yves Martin s’est vu imposer une sentence de 14 mois d’emprisonnement pour conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort.

Yves Martin paie pour ses erreurs

Le multirécidiviste de l’alcool au volant Yves Martin a été envoyé au pénitencier pour une durée de 14 années à la suite de sa culpabilité à une conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

Encore une fois, les cas d’alcool au volant ont défrayé régulièrement les manchettes en 2017.

Le cas le plus important demeure celui de Martin. Le 26 janvier, le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec, lui a imposé une longue peine d’emprisonnement. Il estimait que l’accusé était le seul et unique responsable de l’accident mortel du 1er août 2015, qui a entraîné la mort de Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger et de leur garçon Patrick. La dame était enceinte. 

Le magistrat avait été critique dans sa décision. Il a laissé voir que certaines personnes pourraient croire que la petite famille avait été victime du destin. « Il est plus juste d’affirmer qu’ils avaient rendez-vous avec la bêtise humaine. Ces trois personnes ont rendu l’âme parce que l’un de leurs semblables a fait un choix teinté d’égoïsme et empreint d’une inqualifiable irresponsabilité », a mentionné le juge.

Huit mois plus tard, le chauffard a refait surface en disant qu’il était intéressé à donner des conférences dans les écoles et faire de la publicité avec la Société de l’assurance-automobile du Québec (SAAQ) pour parler des dangers reliés à la conduite avec les facultés affaiblies. Une idée qui n’a pas été appréciée.

Accidents mortels

Toujours en lien avec les accidents mortels, Jean-Philippe Blanchette a été reconnu coupable, par un jury, d’avoir causé la mort de sa conjointe, Kathleen Haché-Binette, lors d’une sortie en Jeep sur un terrain accidenté. Sa sentence sera connue le 11 janvier. Il était en état d’ébriété.

Du côté de Stéphane Girard, il a été acquitté d’avoir causé la mort de son ami, même s’il conduisait sa motoneige avec les facultés affaiblies. Mais il est reconnu coupable d’une sixième conduite en état d’ébriété.

10e condamnation

Par ailleurs, le Chicoutimien Michel Girard s’est retrouvé au pénitencier pour 54 mois à la suite de sa 10e condamnation en matière de facultés affaiblies et d’une sixième conduite pendant interdiction.

Les crimes sexuels retiennent l’attention

Du fond de sa cellule dans un pénitencier du Nouveau-Brunswick, le sexagénaire qui a fait cinq enfants à sa belle-fille a appris que de nouvelles accusations de viol et d’agressions sexuelles sur sa propre soeur avaient été déposées contre lui. 

Les dossiers d’agressions sexuelles ont encore une fois retenu l’attention du milieu judiciaire en 2017.

L’homme, dont nous ne pouvons dévoiler l’identité pour protéger celle de la victime et des enfants qu’il a engendrés, a pris, à la veille de Noël 2016, le chemin du pénitencier pour six années.

Et un peu moins d’une année plus tard, il a été accusé d’inceste, d’avoir violé une de ses soeurs et d’avoir eu un rapport sexuel non consentant.

Comme si ce n’était pas suffisant, voilà que sa conjointe (la grand-mère maternelle des cinq enfants) fait aussi face à des accusations d’agressions sexuelles sur sa fille, la maman des cinq petits. Il aura fallu près de deux années pour que l’enquête soit complétée dans son cas et qu’elle soit traduite en justice.

La peine de Jean-Louis Savard confirmée

D’autre part, Jean-Louis Savard, qui avait agressé sexuellement cinq neveux et nièces à Saint-David-de-Falardeau au cours des années 60 et 70, a vu les juges de la Cour suprême du Canada confirmer la peine imposée par le juge de première instance.

24 mois d’emprisonnement pour pellicule

Par ailleurs, Sébastien Tremblay, l’ex-moniteur Pellicule du Lac-Pouce, a été condamné à 24 mois de détention pour avoir commis des attouchements sexuels sur cinq garçons du centre de vacances en 2013.

Au terme d’un long procès, il avait été reconnu coupable des gestes reprochés.

L’église poursuivie

Finalement, le dossier de l’ex-curé Paul-André Harvey a été discuté devant un juge de la Cour supérieure du Québec (chambre civile) relativement à une poursuite de 14 millions de dollars de la part des quelque 50 victimes. L’homme de 87 ans a été condamné à six années d’emprisonnement en 2015.