L’adolescent a été accusé, dans le dossier de l’Épicerie Gagnon, de vol qualifié, d’utilisation d’une arme à feu, de possession d’une arme à feu, de voies de fait armées et de recel. D’autres accusations pourraient s’ajouter.

Vol à l’Épicerie Gagnon: un mineur comparaît

Le présumé cambrioleur de l’Épicerie Gagnon, à Chicoutimi, a été arrêté et interrogé par les policiers de Saguenay. Le mineur, dont nous ne pouvons dévoiler l’identité, a comparu mercredi après-midi au tribunal de la jeunesse. Il fait face à 16 chefs d’accusation.

L’arrestation a été confirmée par le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Bruno Cormier. Le vol est survenu le dimanche 25 février en après-midi dans le commerce de la rue Jacques-Cartier. Le suspect avait pris la peine de se cacher le visage. 

L’individu, qui était armé, a menacé l’employée qui a bien tenté de le faire fuir avec un bâton. Le voleur a été en mesure de repartir avec le contenu du tiroir-caisse, soit environ 200 $.

Les policiers de Saguenay étaient arrivés sur les lieux dans les minutes qui ont suivi le vol, mais n’avaient pu mettre la main sur le cambrioleur.

Selon les informations disponibles, le jeune avait fugué d’un centre jeunesse dans les jours qui ont précédé le cambriolage.

« C’est à la suite de la diffusion des images de la caméra de surveillance du commerce que des gens ont communiqué avec les policiers et ont pu identifier le présumé voleur. Le jeune homme avait une arme à feu qu’il avait volée à son grand-père », note M. Cormier.

L’individu, dont la mère a assisté à la brève comparution, s’est présenté devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, avec les menottes aux poignets et aux pieds. 

Il est apparu assez calme et a répondu poliment aux questions du magistrat.

L’adolescent a été accusé, dans le dossier de l’Épicerie Gagnon, de vol qualifié, d’utilisation d’une arme à feu, de possession d’une arme à feu, de voies de fait armées et de recel.

« Mon client plaide non coupable à toutes les accusations déposées contre lui. Nous avons convenu de remettre le dossier de l’enquête de remise en liberté au 13 avril. De nouvelles accusations pourraient s’ajouter au dossier », a exprimé Me Gitane Smith, qui représente les intérêts de l’accusé.

L’individu a été envoyé à la maison La Chesnaie de Roberval. Il se retrouvera en garde fermée, d’où il ne pourra sortir, sauf avec des autorisations, dont celles de se présenter devant le tribunal.

« Il se pourrait que d’autres accusations soient déposées. Nous attendons certaines expertises avant de nous prononcer », a indiqué Me Sabrina Lambert-Michel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Quant à la peine possible qui pourrait être imposée au jeune homme, il faut savoir que le Code criminel canadien ne prévoit pas de peine minimale pour la possession et l’utilisation d’une arme à feu (s’il est démontré qu’elle était fonctionnelle) dans le cas d’un mineur. L’accusé s’expose à une sentence maximale de trois années de garde fermée. 

La petite épicerie de la rue Jacques-Cartier à Chicoutimi a connu son quatrième vol qualifié en l’espace de quelques mois. La propriétaire, âgée de plus de 80 ans, avait d’ailleurs tenu tête à un voleur en janvier, qui était armé d’un couteau.

Six dossiers

Au moment de l’interrogation du jeune homme de 16 ans, mardi soir, les policiers ont pu le relier à d’autres crimes commis dans la semaine précédente.

Il est notamment accusé de vol et de bris de probation pour des événements survenus les 17 et 18 février.

L’adolescent aurait été impliqué dans une affaire d’introduction par effraction dans une maison d’habitation de la rue Morin, à Chicoutimi, vers le 23 ou 24 février. 

Il possède des antécédents judiciaires en matière de stupéfiants.