François Girard était accusé de voies de fait sur sa conjointe, de menaces de mort aux policiers, de voies de fait sur un agent, d'avoir résisté au travail des policiers, de méfait sur un téléphone cellulaire et de bris d'engagement.

Voies de fait: l'accusé s'excuse auprès du policier

Le Chicoutimien François Girard regrette d'avoir donné des coups de pied au policier Giovanni Grenon, car il visait plutôt une autre personne de la Sûreté du Québec. Il reçoit une peine de quatre mois de détention.
Devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, l'homme de 35 ans a pris la décision de régler ses dossiers en justice.
Il était accusé de voies de fait sur sa conjointe, de menaces de mort aux policiers, de voies de fait sur un agent, d'avoir résisté au travail des policiers, de méfait sur un téléphone cellulaire et de bris d'engagement.
Les événements reprochés à l'individu de Chicoutimi remontent au 18 février 2017. 
Ce soir-là, une chicane de couple éclate au moment où l'accusé a consommé de l'alcool et qu'il semble être désorganisé.
« Ce cas de violence conjugale a débuté à la suite d'une histoire banale. L'homme voulait que sa femme aille chercher des arachides », a expliqué Me Michael Bourget, procureur de la Couronne.
Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, croit que l'accusé a compris le message, qu'il peut être un actif pour la société.
« Les policiers ont été appelés à intervenir et les choses se sont poursuivies. Il a donné des coups de pied à un policier, a résisté à son arrestation et il a causé une entorse cervicale à sa conjointe, qui a aussi eu des ecchymoses », d'ajouter Me Bourget.
Son avocat, Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, croit que l'accusé a compris le message, qu'il peut être un actif pour la société.
« M. Girard est bachelier en finance. Il a suivi une thérapie de trois mois, qu'il a réussie. Il a été 11 jours en réinsertion sociale à Montréal, mais a eu une rechute. Il a consommé de l'alcool », a mentionné Me Théorêt.
Girard a alors écopé de 90 jours de détention. Il lui restait environ 15 jours à faire de cette sentence.
Le juge Guimond a donc prononcé une peine de quatre mois (moins six jours de détention préventive) qui sera successive à la sentence qu'il devait terminer.
Avant de reprendre le chemin des cellules et de la prison, Girard a voulu s'adresser au magistrat.
« Je voudrais m'excuser au policier Giovanni Grenon. Je ne sais pas s'il est ici (il était assis dans la salle d'audience), mais j'espère que ses collègues lui feront le message. Je m'excuse de l'avoir frappé à coups de pied, car ce n'est pas lui que je visais, mais plutôt un autre policier », a exprimé maladroitement Girard. Je suis un peu déçu de la tournure des événements. C'est arrivé en raison d'un manque de jugement de ma part », a ajouté l'accusé.
Le juge Guimond lui a fait savoir qu'il devrait être plus qu'un peu déçu de son comportement. « Oui je suis très déçu. Je me suis mal exprimé », a conclu François Girard.
Au terme de sa détention, l'individu sera en probation pour une période de deux années. 
Il ne pourra communiquer ou importuner les victimes et devra fournir un échantillon d'ADN.