Stéphanie Frenette était présente en personne au Palais de justice de Chicoutimi, mercredi matin, pour enregistrer son plaidoyer de non-culpabilité.
Stéphanie Frenette était présente en personne au Palais de justice de Chicoutimi, mercredi matin, pour enregistrer son plaidoyer de non-culpabilité.

Voie de fait grave sur un bébé: Stéphanie Frenette confirme son plaidoyer de non-culpabilité

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
La gardienne accusée de voie de fait grave sur un bambin de 22 mois, Stéphanie Frenette, a confirmé son plaidoyer de non-culpabilité devant le juge qui présidera son procès, Michel Boudreault, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le procès débutera le 14 septembre prochain et plusieurs témoins doivent être entendus, notamment des médecins.

Stéphanie Frenette était présente en personne au Palais de justice de Chicoutimi, mercredi, pour enregistrer ses plaidoyers. Elle a plaidé non coupable devant le juge de la Cour du Québec sur un chef de voie de fait grave, dont elle est accusée depuis plus de trois ans maintenant. Un chef de voie de fait grave signifie que la vie de la victime a été en danger.

Stéphanie Frenette est accusée de voie de fait grave pour des événements remontant au mois de février 2017, dans sa garderie de Chicoutimi.

Stéphanie Frenette aurait secoué un bébé de 22 mois, dont elle s’occupait dans sa garderie en milieu familial de la rue Bégin, à Chicoutimi. C’était en février 2017. L’enfant a de graves séquelles. L’accusée a toujours nié en être la responsable.

D’ailleurs, autant la défense, assurée par Me Julien Boulianne, que la poursuite, représentée par Me Nicole Ouellet, comptent appeler à la barre des experts en médecine.

L’avocat en défense, Me Julien Boulianne.

Durant l’audience de mercredi matin, des déclarations de l’accusée, faite aux policiers quelques jours après les événements, ont été admises en preuve. Il s’agit d’une déclaration écrite et d’une déclaration vidéo. Le contenu de ces déclarations n’a pas encore été dévoilé, mais la défense a consenti à ce qu’il soit recevable.

Le procès de Stéphanie Frenette devait initialement avoir lieu devant juge et jury, mais l’accusée a finalement opté pour un procès devant juge seul. Le procès devait ensuite être entendu en juin dernier, mais cette fois, c’est la COVID-19 qui a retardé les procédures.

L’avocate de la poursuite, Me Nicole Ouellet.

C’est donc le 14 septembre que les premiers témoins de la poursuite se feront finalement entendre.

Stéphanie Frenette a quitté la région depuis les événements. Sa résidence de la rue Bégin avait été vandalisée au lendemain des accusations.

Mercredi, la femme s’est caché le visage avec un foulard qu’elle s’est mis sur la tête en sortant de la salle d’audience.