Virage moderne pour les palais de justice

Les palais de justice du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Chibougamau prennent un nouveau virage vers la modernité en installant 24 écrans de télévision dans les salles de cour afin d’éventuellement permettre la visio-comparution à partir du Centre de détention de Roberval.

Le ministère de la Justice du Québec investit près de 250 000$ pour la mise en place de ce nouveau système informatique et électronique dans les palais de Chicoutimi, d’Alma et de Chibougamau. 

Au Palais de justice de Roberval, le système devrait être installé en même temps que les importants travaux de rénovation et d’agrandissement prévus à compter des prochains mois.

«Ces installations permettront d’améliorer la qualité du service offert aux citoyens. Le ministère déploiera progressivement la visio-comparution à compter de l’automne. Cela permettra d’éviter à certains détenus de se déplacer de Roberval vers les palais de justice pour une remise ou une brève comparution», explique Paul-Jean Charest, des relations avec les médias au ministère de la Justice.

Jusqu’à présent, Québec a investi 106 211,22$ pour l’installation des téléviseurs dans une salle d’audience d’Alma (1,23), 82 301,03$ à Chibougamau et 51 948,28$ pour les salles 2.07 et 2.10 du Palais de justice de Chicoutimi.

Si la visio-comparution n’est pas accessible avant l’automne 2019, le système servira immédiatement pour la diffusion de la preuve audio ou vidéo d’un interrogatoire ou encore de scènes filmées sur les lieux d’un crime.

De plus, Québec envisage la mise en place de visio-parloir dans les palais de justice afin de faciliter les discussions entre les avocats de la défense et leurs clients qui se trouvent à la prison.

«Je n’ai pas de problème avec cette nouvelle procédure. Si ça peut permettre une meilleure efficacité et éviter d’embourber les salles d’audience et les rôles de comparution, je n’y vois aucun problème», explique Me Jean-Marc Fradette.

«Par contre, j’espère que nous ne procéderons pas par visio-conférence pour le témoignage d’un accusé ou d’un témoin. Je préfère de loin avoir ces gens en personne. Ça me permet de bien saisir leur comportement et les réponses qu’ils donnent», d’ajouter le criminaliste.

Son collègue Luc Tourangeau est heureux de voir que les palais de justice de la région entrent enfin dans la modernité.

«On entre enfin dans le monde moderne. Nous étions encore dans l’Antiquité, avec les crayons. C’est juste pour dire que nous n’avions plus de plumes pour écrire. C’est un pas dans la bonne direction», lance Me Tourangeau.

«Et si ça peut permettre à un accusé de se déplacer uniquement pour comparaître ou pour une remise, tant mieux. On se doit d’être le plus efficace possible et tout le monde veut agir en ce sens», précise-t-il.

Plus de détails à venir.