Me Julien Boulianne représente les intérêts de Tommy Gagnon.

Violente altercation à Chicoutimi: deux accusés connus des policiers

Tommy Gagnon et Anne-Sophie Tremblay-Poitras ont été arrêtés à la suite d’une violente altercation survenue dans un appartement de Chicoutimi, samedi. Blessé par arme blanche, Tommy Gagnon a comparu de son lit d’hôpital, lundi en fin d’après-midi, alors qu’Anne-Sophie Tremblay-Poitras s’est présentée devant le juge détenue, avant de prendre le chemin de la prison de Roberval. Un troisième suspect a été libéré sous promesse et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) analysera la preuve au cours des prochains jours, afin de porter de nouvelles accusations. Les policiers ont aussi saisi une arme à feu déclarée volée en 2018.

Les événements seraient survenus vers 14 h 15, samedi, dans une résidence de la rue William Ouest, à Chicoutimi. Trois suspects, dont Tremblay-Poitras et Gagnon, se seraient présentés dans un appartement pour rencontrer un quatrième individu. « Les événements ont rapidement dégénéré. Un suspect a sorti une arme à feu pour menacer les occupants de l’appartement. Un des occupants (la victime au dossier) a saisi un couteau et l’a utilisé pour se défendre », raconte Luc Tardif, porte-parole du Service de police de Saguenay.

En effet, la victime aurait lacéré le bras de Tommy Gagnon. Ce dernier était toujours hospitalisé, lundi en après-midi. Il a comparu par voie téléphonique. Pour le moment, il fait face à une seule accusation, soit celle de ne pas avoir gardé la paix. Il était en effet sous le coup d’une probation pour des événements remontant au printemps dernier. L’individu avait alors été accusé de séquestration, menaces et voies de fait dans une autre histoire. Quant à Anne-Sophie Tremblay-Poitras, elle fait face à une accusation de complicité après le fait d’une voie de fait armée.

La procureure du DPCP, Me Marianne Girard, a déjà annoncé que d’autres accusations seront portées contre les deux individus. L’avocate de la Couronne a demandé un délai de trois jours au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, afin d’analyser la situation. « La preuve est assez volumineuse, alors nous allons prendre le temps de l’étudier », a souligné la procureure.

Me Luc Tourangeau est l’avocat d’Anne-Sophie Tremblay-Poitras.

Si Tommy Gagnon est bien connu des policiers, il en va de même pour Anne-Sophie Tremblay-Poitras.

Me Marianne Girard, de la Couronne, a déjà annoncé que d’autres accusations seront portées.

En 2016, elle avait été accusée de voies de fait armées après avoir poignardé un homme.

Par ailleurs, les enquêteurs appelés sur les lieux de l’altercation ont mis la main sur une arme à feu rapportée volée en décembre 2018.

Des accusations relatives à cette découverte pourraient être portées par le ministère public.

Les deux accusés, représentés par Me Julien Boulianne et Me Luc Tourangeau, seront de retour en cour jeudi.