L'individu de 46 ans, incarcéré depuis le 23 juillet, a été arrêté par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay alors qu'il conduisait à une vitesse de 93 km/h dans une zone de 50 km/h.

Vingt mois de prison et plus de permis pour la vie

Martin Tapin-Dubois, un homme originaire de Saguenay, se voit imposer une peine de 20 mois de détention pour une septième conduite pendant interdiction et une douzième infraction en matière de conduite automobile. Le juge lui interdit de conduire pour la balance de ses jours.
L'individu de 46 ans, incarcéré depuis le 23 juillet, a été arrêté par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay alors qu'il conduisait à une vitesse de 93 km/h dans une zone de 50 km/h.
En effectuant les vérifications nécessaires, les agents ont appris que Tapin-Dubois était sous deux ordonnances d'interdiction de conduire de 10 ans et de 20 ans n'importe où au Canada.
Me Mélanie Paré, de la Couronne et Me Charles Cantin, en défense, y sont allés d'une suggestion commune au juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. Ils ont tenu compte de la dernière peine imposée en pareille matière, qui était de 15 mois et de celle de 2009 qui avait été de 24 mois. Dans ces deux cas, Tapin-Dubois se trouvait en état d'ébriété.
« Je crois que la suggestion commune tient compte de la gradation des peines. Je vais l'entériner, mais je dois vous dire que si vous aviez été en état d'ébriété derrière le volant, je n'aurais pas accepté cette suggestion. Ça aurait été la peine maximale de cinq ans de détention. Je pense que vous avez autre chose à faire que de passer du temps en prison », d'ajouter le juge Daoust.
Les procureurs reviendront au Tribunal le 3 octobre pour débattre d'un dépôt de 700 $ effectué par Tapin-Dubois dans un dossier criminel de la région de Montréal. La Couronne veut saisir la somme et la défense s'y oppose, prétextant que l'engagement s'est fait ailleurs que dans le district judiciaire de Chicoutimi et ne peut donc être saisi.