Une voleuse rembourse son larcin

Une femme de Saint-Honoré au Saguenay a respecté la promesse qu’elle avait faite au tribunal, soit de remettre la somme de 4999 $ qu’elle avait dérobée à son ancien employeur. Elle a économisé pendant 12 mois pour rembourser sa dette.

Vivant une problématique financière en 2016, l’accusée, dans la fin vingtaine, avait plaidé coupable en novembre 2017 pour son crime. Elle avait alors mentionné qu’elle voulait rembourser la propriétaire du dépanneur.

Me Michaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), avait pris l’accusée au mot. Il lui avait donné rendez-vous une année plus tard au Palais de justice de Chicoutimi afin de vérifier si elle était en mesure de faire le remboursement.

La cliente de Me Julien Boulianne est revenue au tribunal mardi. Elle avait la somme d’argent en sa possession.

Le juge lui a imposé une sentence suspendue de 18 mois à la condition de garder la paix et d’avoir une bonne conduite et surtout d’effectuer le remboursement avant de quitter le Palais de justice de Chicoutimi.

Une année

En 2016, la femme vivait une période financière difficile. Elle a tenté par divers moyens d’obtenir de l’argent afin de s’en sortir. Mais elle n’a pas choisi la bonne solution.

La cliente de Me Boulianne n’a pas pris la somme d’argent à la fin d’une journée de travail. Elle a plutôt commis son crime sur une période de plus d’une année.

Selon les informations obtenues, la voleuse a usé de divers stratagèmes pour parvenir à ses fins. Elle se faisait notamment rembourser des retours de bouteilles vides qui n’avaient jamais été amenées au commerce de Saint-Honoré.

« Au moment de plaider coupable le 28 novembre 2017, ma cliente avait mentionné au tribunal son intention de rembourser les propriétaires du dépanneur pour tout ce qu’elle avait pris. Me Bourget l’avait prise au mot et a demandé à ce que l’on remette le dossier au 27 novembre 2018 pour voir si elle était en mesure de respecter sa parole », souligne Me Boulianne.

La jeune mère de famille a tenu parole. Elle est arrivée au palais de justice en possession du montant qu’elle devait remettre.

Me Pascal Lévesque, de la Couronne, et Me Boulianne ont suggéré une sentence suspendue, à laquelle ils voulaient ajouter des heures de travaux communautaires.

Mais le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a plutôt pris la décision de ne pas imposer de travaux communautaires à l’accusée.

« Je retiens tous les efforts que vous avez faits depuis un an pour mettre de côté l’argent nécessaire au remboursement et le fait que vous vous soyez reprise en main. Je ne vous imposerai pas de travaux communautaires », a conclu le magistrat.