Palais de justice de Chicoutimi

Une trafiquante évite un long emprisonnement

Après deux brèves périodes où elle a vendu du cannabis et des métamphétamines, Karine Lefebvre est parvenue à retrouver le droit chemin, ce qui lui évite d'être derrière les barreaux pour une période de plusieurs mois.
La femme de 41 ans de la rue Gaudreault, à Chicoutimi, a reçu sa sentence, mardi, devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec. Celui-ci a accepté la suggestion de Me Michael Bourget, de la Couronne, et de Me Charles Cantin, en défense, d'imposer une peine de 60 jours de prison discontinus et de 240 heures de travaux communautaires.
En moins d'une année, Karine Lefebvre a été arrêtée dans le cadre de deux descentes policières. Une première fois, en mars 2016, les policiers ont trouvé 50 comprimés de métamphétamines, 100 grammes de cannabis et une somme de 220 $ en provenance du milieu criminel.
Remise en liberté, elle a rapidement repris son commerce illicite.
Les agents ont eu l'information que moins de deux semaines après son passage au tribunal, elle avait recommencée, sans même que son premier dossier ne soit réglé.
Ils ont épié la dame, effectué une surveillance serrée et accumulé assez de preuve pour l'arrêter quelques mois plus tard. Cette fois, elle était en possession de 28 comprimés de métamphétamines et de 100 autres grammes de cannabis.
Droit chemin
Au terme de cette seconde arrestation, le criminaliste a persuadé le juge d'envoyer l'accusée vivre chez sa mère, afin de l'aider à se reprendre en mains.
Il faut croire que ce fut la bonne décision. 
« Ma cliente a cessé la consommation et le trafic. Elle a renoué contact avec sa famille et a changé son cercle d'amis. Il faut savoir que madame a été victime de violence conjugale durant plusieurs années et est devenue invalide pour le travail. C'est la raison pour laquelle elle s'était lancée dans cette histoire », a expliqué Me Cantin.
À la Couronne, Me Bourget a noté que le rapport présentenciel avait été très positif. Si les conclusions avaient été contraires, il n'aurait pas offert la peine suggérée.
« J'aurais plutôt songé à une sentence de six mois de détention fermes. Mais avec un rapport positif, je crois que la peine mixte est correcte », a-t-il dit.
Quant au juge Hudon, il a accepté la recommandation même s'il s'agissait de trafic de drogue dure et même si l'accusée a recommencé la vente après la première arrestation. 
La femme se trouvera sous probation durant deux ans.
« Je vous interdis aussi de consommer de la marijuana. Cela vous sera interdit, même si la consommation était légalisée en 2018 », a tenu à préciser le juge Jean Hudon.