Billy Pothier avait été arrêté en mai dernier. Il aurait braqué une arme au visage de deux inconnus, à Jonquière.

Une thérapie fermée réussie pour Billy Pothier

Billy Pothier, ce jeune homme qui aurait pointé un calibre .12 tronçonné au visage de deux purs inconnus, en mai dernier, à Jonquière, revient d’une thérapie fermée de six mois. Il s’est présenté devant la juge Isabelle Boillat, vendredi matin, avec son rapport de réussite et pourra attendre sa prochaine date d’audience chez lui, tout en respectant un couvre-feu.

Les événements reprochés au jeune homme de 21 ans remontent au printemps dernier. Le 21 mai en soirée, l’individu, qui était fortement intoxiqué par l’alcool, aurait téléphoné à une connaissance, afin de la menacer de mort. Il lui aurait dit qu’il s’en allait chez elle pour lui régler son cas. En route, Billy Pothier, armé d’un calibre .12 tronçonné et d’un couteau dont la lame mesurait environ 12 pouces, se serait arrêté devant une résidence de Jonquière, où deux personnes étaient assises sur la galerie. Ces deux personnes, un homme et une femme, n’auraient aucun lien avec Pothier.

« As-tu un problème ? », aurait lancé l’accusé à l’attention des deux présumées victimes.

Billy Pothier aurait ensuite monté les marches menant à la galerie, menaçant les deux personnes avec son arme à feu.

Finalement, c’est la conjointe de Pothier qui aurait mis un terme au délire de l’accusé, qui aurait battu en retraite jusqu’à chez lui.

Incarcéré immédiatement après son arrestation, le jeune homme a pu être libéré pour aller dans une maison de soins, afin de venir à bout de ses problèmes de consommation d’alcool.

Vendredi matin, il s’est présenté devant les tribunaux, au terme de sa thérapie fermée de six mois. « Nous vous déposons son rapport de thérapie, qui a été une réussite », a indiqué Me Charles Cantin, qui représentait les intérêts de Pothier en remplacement de Me Julien Boulianne.

Le jeune homme, qui est accusé de voies de fait contre deux personnes, d’avoir braqué une arme à feu sur elles, de leur avoir proféré des menaces de mort ou de lésions corporelles ainsi que de possession d’une arme prohibée, soit un calibre .12 tronçonné, sans être titulaire d’un permis, avait plaidé non coupable en mai dernier.

Il reviendra en cour le 28 janvier. D’ici là, il ne peut se trouver dans un rayon de 50 mètres du domicile des présumées victimes. Il doit également rester chez lui entre 23 h et 7 h.